Interview de Nicolas Rousseau, jeune coureur au sein de l’équipe AG2R La Mondiale. Nicolas nous raconte son premier grand tour et notamment celui du Tour d’Italie.

 

Nicolas, quels sont vos impressions après votre premier Tour d’Italie ?

Je suis plutôt satisfait de mon premier grand tour. Le but au départ était de rallier l’arrivée finale à Milan après trois semaines de compétition.

 

Le Tour d’Italie n’a pas été facile tous les jours et à entendre certains coureurs, le Tour d’Italie 2008 était l’un des plus dur depuis quelques années. J’ai fais le maximum pour l’équipe, mais aussi pour finir l’épreuve. Le seul regret que j’aurais sera de ne pas avoir pu m’exprimer sur une étape ou deux en me bagarrent devant.

Pour arriver à faire quelque chose sur le Tour d’Italie, que vous a-t-il manquait le plus ?

Je pense qu’il m’a manqué un peu e condition physique. Je n’ai pas fait une préparation optimum pour ce Tour d’Italie. Le Giro a été préparé seulement sur le mois d’avril. Il m’a manqué un peu de force et de volume pour pouvoir faire la différence dans une bosse ou quant une échappée part.

Comment perceviez-vous le Tour d’Italie avant votre départ ?

Sur le Tour d‘Italie 2008, je n’avais aucun but. J’avais surtout entendu dire que c’était en montagne que les pourcentages étaient plus élevés par rapport à la France. Contador, disait que tour était plus dur, mais se sont les coureurs qui font la course. Le plus impressionnants est à la vitesse ou nous gravissons les cols. Ce que j’ai trouvé le plus dur, c’était  les étapes longues jumelé avec des transferts longs, se qui faisait que nous arrivions tres tard a l’hôtel le soir.

Nicolas, vous n’etes pas reconnu pour être un grimpeur, alors pourquoi aller sur un Tour d’Italie ou il y avait beaucoup d’étapes difficiles ?

C’était mon souhait d’aller faire le Tour d’Italie, sachant que les dates correspondaient à mon calendrier. Dans ce style de course à fort profil, je suis demandeur. Il est vrai que je ne serais jamais un grimpeur, mais d’aller faire ce genre de course me permettra de m’améliorer. Je ne regrette pas du tout mon choix et je savais très bien que se ne serrait pas rose tous les jours.

Quel est votre meilleur souvenir ?

Je ne sais même pas si j’ai un bon souvenir, le Tour d’Italie est tellement passé vite. Ce que j’ai le plus apprécié, c’est les deux ou trois jours avant le départ du Tour d’Italie. Quant nous sommes dans le système sens être dans la compétition, se qui nous permet de nous préparer sereinement, de nous reposer et de profiter de l’ensemble de l’équipe. J’ai surtout gardé beaucoup d’images de mon premier Tour d’Italie et notamment la neige en haut de Galibier.

Quel est votre plus mauvais souvenir ?

Je n’ai pas vraiment de mauvais souvenir. N’étant pas était lâché ou dans des galères pas possible. Le seul petit souvenir que j’ai gardé à été le vendredi de l’arrivée en haut d’un col de 6 à 8 Km ou j’ai pris une fringale, se qui m’a obligé a perdre contact avec le ‘’groupéto’’. Grâce a l’aider des voiture ou j’ai pu me mettre a l’abri dans les voitures et revenir sur le ‘’groupéto’’ a 1 Km de l’arrivée.

Nicolas, le Tour d’Italie a-t-il été une bonne préparation pour les JO ?

Oui bien sur. Le Tour d’Italie c’est trois semaines de travail et je pense avoir gagné quelques centimètres cubes et cylindrée. Après il faudra une réadaptation entre la route et la piste. De passer de la route a la piste, cela ne me gène pas trop, étant donné que je suis assez véloce. Je suis confiant de mon choix.

Quelles sont vos impressions sur Contador ?

C’est quelqu’un que je n’avais jamais côtoyé en course. Je me suis retrouvé à ses cotes sur le Tour d’Italie et il est vraiment impressionnant. Du a son gabarie et pour moi il ne me semblait pas tres affûté, sachant qu’il était venu au dernier moment. Contador n’a pas écrasé le Tour d’Italie, mais il a été le meilleur sur trois semaines, en gérant tous ses effort. Contador présente le meilleur compromis entre le grimpeur et le rouleur. Sur le Tour d’Italie, Contador n’était pas le coureur que l’on n’a pu connaître sur le Tour de France 2008. Ce qui veut dire, qu’il a encore de la marge. Sur ce Tour d’Italie 2008, Contador avait une équipe forte et pour lui et se fut le coureur le plus régulier.     

Allez-vous avoir récupérer physiquement et musculairement avant les JO ?

Je pense que oui. Suite aux petites séances d’entraînements que j’ai pu faire depuis mon retour, je ne ressens aucune faiblesse. La seule chose que je ressens actuellement s’est d’être vidé de mes forces. Dans une semaine j’espère avoir tout récupérer.

Quel va être votre programme entre votre retour du Tour d’Italie et les JO ?

Je vais participer à la Route du Sud et les championnats de France sur route. Et à partir du début juillet je serais au départ des championnats de France sur piste. Après ces championnats sur piste, je partirais en stage avec l’équipe de France puis vers le 7 ou 8 Août le départ pour Pékin.

Nicolas, dans les cols quel fut le maximum de vos pulsation ?

Pour ma part je suis un coureur qui ne monte pas beaucoup en pulsation. J’ai dû monter au environ de 172 / 175 pulsations minute, comme sur la piste. Juste pour dire que vers la fin du Tour d’Italie, mes pulsations montaient beaucoup moins haut du a la fatigue.

Vous venez de me parler de fatigue, avez-vous perdu du poids lors de l’épreuve ?

J’ai dû perdre environ 1 kg 5 sur les trois semaines de compétition.

Nicolas, comment était l’ambiance au sein de l’équipe AG2R La Mondiale sur le Tour d’Italie ?

Les trois semaines se sont tres bien passées. Il y avait une tres bonne ambiance entre les coureurs et le staff de l’équipe. Depuis que je suis au sein de l’équipe AG2R La mondiale, je ressens une tres bonne ambiance.

Sur le Tour d’Italie, les ‘’anciens’’ vous ont-ils donnaient des conseils ?

Oui bien sur, sachant en plus que je suis demandeur. Des coureurs comme Alexandre Usov, Yuri Kritsov qui sont vraiment des coureurs super. Quant j’ai attrapé ma fringale le vendredi de l’arrivée, Alexandre Usov qui était dans le ‘’groupéto’’ avec moi, voulait même se laisser décrocher pour ne pas me laisser tout seul. C’est un exemple qui montre la mentalité de l’équipe sur le Tour d’Italie.

Merci à Nicolas Rousseau d’avoir du répondu a ces quelques questions pour photos-cyclisme-pro.com

Propos recueilli par Pascal Linget le 8 juin 2008.