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Interview de Maxime Bouet, jeune coureur au sein de l’équipe Agritubel qui nous parle de sa première saison dans le monde du cyclisme professionnel. L’avenir d’un cyclisme propre passe par ces jeunes coureurs. A condition de continuer !!! Maxime, comment s’est passée votre première saison au sein du peloton professionnel ? Durant cette première saison au sein de l’équipe Agritubel et parmi les coureurs, j’ai beaucoup appris. |
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De côtoyer des grands coureurs expérimentés comme Christophe Moreau où Nicolas Vogondy m’a permis d’apprendre comment courir et de m’entraîner. Je vais bientôt attaquer ma deuxième saison au sein de l’équipe Agritubel avec de nouvelles ambitions et je sais que je suis capable de faire de bon résultat si j’applique les tactiques de course que j’ai appris durant la saison 2008. Que vous a-t-il manqué cette année pour gagner une ou plusieurs courses ? Cette année, j’ai tout de même réussit à faire quelques belles places notamment sur le Circuit de Lorraine ou je termine en 4 ème position et durant toute l’année, je fais des places dans les 10 premiers et j’ai ramené a plusieurs reprise le maillot de meilleur grimpeur sur différentes courses. Ayant plus un tempérament d’attaquant, il est difficile pour moi de gagner. Lors de cette première dans le monde du cyclisme professionnel, j’étais un peu ‘’ un chien fou’’.
Maxime, comment allez-vous préparer la saison 2009 qui arrive et ne pas refaire certaines bêtises que vous avez faites en 2008 ? Manuel Hubert est la personne qui me prépare mes entraînements. En cette année 2008, j’étais plus là pour apprendre et faire des kilomètres. Maintenant, je vais repartir sur de bonne base et ayant un peu plus de ‘’caisse’’ cela va me permettre de pouvoir anticiper certaines choses. En début 2008, j’ai attaqué la saison 2008 a bloque jusqu'à la mi-saison et a partir du mois de juillet, je me suis retrouvé seul et je n’ai pas fait ce qu’il fallait pour être bien pour la deuxième partie de saison, car Emmanuel Hubert était sur le Tour de France et je n’ai pas voulu le déranger. Cette mauvaise deuxième partie de saison 2008 va me servir pour qu’en 2009, je sois un peu plus sérieux. Comment Emmanuel Hubert réagit t-il a cette mauvaise deuxième partie de saison de votre part ? Il faut savoir que début Février 2008, j’étais sur toutes les courses sans m’arrêter une seule fois. J’ai enchaîné les courses les une derrières les autres et après j’ai subit cet arrêt brutal au mois de Juillet et cela fait une trop grosse coupure. Lors de ce mois de juillet 2008, je n’ai peut être pas était très sérieux sur la nourriture. L’effet d’avoir quelques belles places en début de saison, j’ai peut être trop pressentit de mes forces. Le reste de la saison ce n’est pas trop mal passé comme le championnat du monde Espoirs sur route. Pour moi, la conclusion est que je n’ai pas était assez sérieux sur mon hygiène de vie durant le mois de juillet et cela ma joué des tours pour la fin de saison. Suite a votre début de saison réussit vous avez participé au Tour de l’Avenir, comment ce sont passés les 10 jours de courses ? J’avais voulu faire le Tour de l’Avenir en 2007, mais malheureusement, je n’avais pas était retenu. Cette année, j’ai eu plus de chance et heureusement que les coureurs des équipes Continentales peuvent le faire. Durant ce Tour de l’Avenir, j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver d’anciens copains. Concernant l’épreuve, j’ai joué la gagne sur certaines étapes. La veille de l’arrivée, j’était encore en 4 ème position au classement général, malheureusement lors de la dernière tout s’est écroulée pour moi. Sur le Tour de l’Avenir 2008, j’avais une grosse satisfaction de porter le maillot bleu blanc rouge de l’équipe de France. Je tiens à remercier Bernard Bourreau, de m’avoir intégré dans l’équipe de France. Bernard Bourreau m’avait pris a plusieurs reprises au sein de l’équipe de France Espoirs et je n’ai jamais réussit a faire quelque chose avec lui, alors que je ‘’marchais’’ bien en tant que coureur Elite. L’effet d’avoir bien ‘’marché’’ sur le Tour de l’Avenir, alors que Bernard Bourreau avait peur que je ne parvienne pas avec lui, m’a permit d’être sélectionné pour les championnats du monde Espoirs. Maxime, quelques mots sur les championnats du monde Espoirs ? J’étais très content lors des championnats du monde Espoirs sur route d’être devant pour tout donner de manière a permettre a Cyril Gautier d’aller jusqu’au bout. Dans le final des ces championnats du monde, ont se retrouvent que tous les deux et cela s’est ressentie un peu. Le championnat du monde sur route, était la dernière course où je portais le maillot de l’équipe de France Espoirs. Le résultat de vos championnats du monde, correspondait il a vos ambitions ? Non pas du tout, j’étais trop loin au classement. L’explication est très simple, dans le dernier tour je me suis complètement relever pour finir l’épreuve. Avant le départ de l’épreuve, les rôles étaient bien définis. Cyril Gautier était le leader à protéger, Blel Kadri et moi même étions en second rideau, le cas ou Cyril ne se sentirait pas en forme. Tony Gallopin et Remy Cusin, étaient plus la pour le début de course. Dans le final, j’ai joué a 100 % la carte Cyril Gautier en allant chercher tous les coureurs qui tentaient de partir du groupe ou j’étais pour revenir sur les 5 coureurs a l’avant dont faisait parti Cyril. Mon rôle était de casser l’allure en tête de ce groupe de contre attaque. Sur un championnat du monde, il faut qu’une équipe soit a 100 % pour un coureur, autrement on ne devient pas champion du monde tout seul. Suite aux championnats du monde, vous avez pris quelques jours de repos avant de vous offrir un rêve de gamin en participant aux 6 jours de Grenoble, pourriez-vous nous en dire quelques mots ? Ma saison sur route était prévue de s’arrêter après les championnats du monde si j’étais sélectionné. Si j’ai participé aux 6 jours de Grenoble c’est grâce à Jacky Durand (ancien coureur professionnel). Sur ces 6 jours, j’étais le seul routier en piste. Suite à l’accord de l’organisateur des 6 jours de Grenoble, j’ai commencé à faire une préparation spécifique. Tout en faisant du vélo derrière scooter avec mon beau-père sur une piste, je continuais à rouler un peu sur la route. Mon coéquipier pour ces 6 jours était Jonathan Mouchel qui est un excellant coureur sur piste avec lequel nous avons effectués des entraînements derrière scooter tous les deux. Ces entraînements étaient des relais à l’Américaine derrière scooter. Lors des 6 jours de Grenoble, nous n’étions pas ridicule tous les deux car nous avons battus les champions de France de la discipline qui appartiennent a l’équipe Bouygues Télécom. Pour une première participation aux 6 jours de Grenoble, comment avez-vous jugé l’ambiance ? Pour ma première participation aux 6 jours de Grenoble, c’était pour moi comme si je passais professionnel. A l’époque ou j’étais gamin, habitant dans la région de Grenoble ou j’ai commencé à faire du vélo, mon père m’emmenait très souvent aux 6 jours et j’adorais ce spectacle avec notamment Jacky Durand qui faisait n’importe quoi sur la piste ou Thierry Bourguignon. L’ambiance est très spéciale, les courses débutent a 21 heures et finissent au alentour de 3 heures du matin. Une petite course dure environ 10 minutes, celle de l’Américaine environ 45 minutes et entre chaque course ; il y a une grosse coupure d’une heure. Lors de la première soirée tu es un peu ''fou fou'', tu te promènes dans les tribunes pour dire bonjour à tes amis et au bout des 6 jours tu dors entre les épreuves. Les plus anciens dans les 6 jours, disent qu’il y a quelques années l’ambiance était plus sympa et que les coureurs m’étaient de l’ambiance alors que maintenant tout le monde roule vite. Vu que c’était votre première participation a une épreuve de 6 jours sur une piste, comment avez-vous récupéré de ces 6 jours de compétition ? Les 6 jours de Grenoble pour moi ont étaient intensifs et cela n’a rien à voir avec 6 jours de compétitions sur route. Il faut beaucoup plus de vélocité et sur une épreuve de 10 minutes, vous êtes a bloque tout le temps. Après les 6 jours, il faut déjà arriver a se régler du point de vu du sommeil. Juste après les 6 jours, j’ai raccroché le vélo durant 3 semaines pour faire une coupure complète. Après ces 3 semaines, j’ai repris le sport par de la natation et de la course a pied. Je reprend seulement aujourd’hui l’entraînement sur route. Maxime, quel développement utilisiez-vous lors des 6 jours de Grenoble ? Il faut admettre que je ne connaissais pas trop le milieu de la piste et une petite anecdote, le premier soir comme personne ne m’avait dit quel développement je devais mettre, alors que mon coéquipier, Jonathan Mouchel lui a déjà participé a quatre ou cinq 6 jours. La première course est une course aux points et j’avais 50 X 15 pour débuter l’épreuve avec beaucoup de mal à suivre le peloton. J’avais l’impression d’avoir une vélocité énorme. Pour le reste de la compétition j’ai mis 51 X 15 et a partir de ce moment la, j’ai retrouvé un coup de pédale. Certains coureurs avaient même 52 X 15. Sur les 6 jours de Grenoble, j’ai vraiment vu la différence entre les vrais pistards et les routiers comme moi. Les pistards tournent très vite les jambes. Le but des vrais pistards est de gagner les 6 jours de Grenoble, mais pas de gagner au haut du Mont Faron. Suite aux 6 jours de Grenoble, vous faites une coupure et ensuite du 17 au 22 novembre vous participez à un stage avec l’équipe Agritubel à Autrans (sans vos vélos) un petit mot sur cette semaine d’oxygénation ? Emmanuel Hubert m’avait fait un briefing juste avant le départ pour Autrans en me disant que ce stage est a double tranchant, soit tu le fais bien et tu est sérieux, soit par contre sur cette semaine tu peux te ‘’griller’’ pour le début de la saison. Lors de cette semaine, nous n’avons pas fait de vélo et très peu de sport, donc il fallait faire attention à l’alimentation. De retour à la maison, je me suis aperçu que j’avais maigri au lieu de grossir. Ce premier stage de l’équipe nous a permit de faire connaissance avec nos nouveaux coéquipiers pour la saison 2009. Maxime, connaissez-vous votre programme du début de saison ? Non pas vraiment. J’ai des souhaits bien sûr, je souhaiterais participer à La Marseillaise, le Tour Méditerranéen, le Tour du Haut Var (qui sera sur 2 jours en 2009), les 3 jours du Vaucluse et pourquoi pas avoir une sélection pour Paris Nice. Comment allez-vous préparer votre début de saison. Pourriez-vous nous donner une semaine type d’entraînement ? Contrairement a l’année 2007, je vais arrêter beaucoup plus tôt le footing et le remplacer par des sorties vélo. En 2008, je suis arrivée en forme dès le début de saison. Pour cette année, mes entraînements seront décalés de 2 semaines par rapport à l’année 2008. Pour vous parler d’une semaine type pour moi, je ferais une journée sans vélo dans la semaine. En essayant de ne pas trop manger et de bien me reposer. Autrement, je ferais des sorties d’endurances l’hiver entre 4 et 6 heures qui reste de l’endurance de base. Avec mes paramètres cardiaques, je ferais aussi des séances d’endurances de 2 ou 4 heures avec beaucoup d’exercices et plus je me rapprocherais du début de saison plus j’augmenterais mes exercices. Au début de mes entraînements durant l’hiver, je ferais des exercices de 5 minutes et avant le début de saison je passerais à 10 minutes. Tous mes entraînements sont programmés par Emmanuel Hubert. Merci à Maxime Bouet d’avoir répondu a cette interview pour photos-cyclisme-pro.com. Propos recueilli par Pascal Linget le 27 novembre 2009.
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