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Interview de Stéphane (Cofidis) qui nous parle de sa chute lors du Grand Prix d’Isbergues et des championnats du monde a Varèse. Stéphane, pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre chute lors du Grand Prix d’Isbergues ? J’étais à l’avant du peloton dans les premières positions et une bordure commençait à se former. Et tout d’un coup une ‘’vague’’ s’est rabattue sur moi et les coureurs qui étaient a ma droite se sont légèrement touchés et m’ont entraînés avec eux dans la chute.
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Cette chute a eu lieu dans la montée de l’Estrée-Blanche dans la dernière difficulté de l’épreuve ? Oui tout a fait. Nous étions au environ du kilomètre 160. La bordure qui s’était formée a l’avant de la course était du a un coup de fatigue de certains coureurs ou au vent ? La bordure et la chute sont dues au vent qu’il y avait sur le parcours. Le circuit de l’édition 2008 du Grand Prix d’Isbergues était usant avec un vent de côté. Suite à votre chute, vous avez été emmené à l’hôpital. Avez pensé ne pas pourvoir participer aux championnats du monde sur route a Varèse ? Oui bien sûr. J’ai pensé que ma participation était compromise dû au saignement important. Lors de cette chute, je suis tombé lourdement et attendre deux jours pour savoir si tout allait bien. J’ai passé un IRM et suite à cet IRM le médecin m’a dit qu’il n’y avait rien de grave. Suite cette accident, comment avez-vous préparé les championnats du monde ? Lundi, j’ai obligatoirement pris du repos car je devais passer des examens sur Pau. Le mardi j’ai fais 2 H 30 de vélo et le mercredi 6 Heures et suite a cette sortie je me suis rendu compte que je pouvais participer aux championnats du monde et que les jambes étaient là. Puis j’ai observé une période de repos jusqu’au dimanche en faisant 2 heures de vélo le jeudi, 3 heures de vélo avec toute l’équipe de France le vendredi et 2 heures le samedi. Comment avez-vous jugé le parcours lorsque vous l’avez reconnu ? A la reconnaissance du parcours je disais que celui-ci serait usant si le peloton roulait vite et en fil indienne vu que le circuit était tracé en ville. Il ne fallait pas oublier la distance de l’épreuve, car pour les championnats du monde 2008, il se déroulait sur 260 kilomètres. Concernant la course, 3 coureurs échappés dès le début de l’épreuve, mais pas de Français dedans, pourquoi ? Nous avions des consignes, il ne fallait pas être dans des échappées s’ils n’y avaient pas soit un Italien ou un Espagnol. Stéphane, vous êtes un baroudeur, de ne pas être dans une échappée est-ce que cela ne vous a pas dérangé ? Non pas du tout car c’était les consignes. En 2007, j’ai fais une échappée suicidaire qui n’a servit a rien et autant faire quelque chose d’utile. Lors de ses championnats du monde, nous n’avons jamais vu Stéphane Augé au avant poste durant l’épreuve ? Lors de ces championnats du monde, j’avais les jambes moyennes. Si j’avais été capable d’être dans une échappée en début de course, vu que celle-ci n’a pas eu lieu et après 200 kilomètres de course vu que je ne me sentais pas très bien et que je n’étais pas dans le coup j’ai abandonné. Après quelques jours, pensez-vous avoir votre place lors de ces championnats du monde et de ne pas avoir pris la place d’un autre coureur ? Non, je ne pense pas avoir pris la place de personne, car je marchais bien jusqu'à maintenant. Sur les championnats du monde, j’ai eu un jour sans qui a était ce dimanche. Tous les coureurs sont conscients qu’un jour sans peu arriver n’importe quand. Sur les neufs coureurs que nous étions dans l’équipe de France, il y avait au moins un ou deux coureurs qui étaient dans un mauvais jour. Cette malchance est tombée sur moi ce jour là et on ne peut pas prévoir à l’avance. Je pense avoir gagné ma place à la pédale, même si d’autres coureurs avaient mérités leur sélection, le sélectionneur a fait des choix et j’ai été dans son choix et je ne pouvais pas refuser cette sélection aux championnats du monde. Le seul regret que je peux avoir c’est de pas avoir ‘’marché’’ sur ces championnats du monde. Comment jugez-vous la prestation de vos coéquipiers de l’équipe de France qui sont pour certains vos coéquipiers chez Cofidis et adversaires durant l’année dans d’autres équipes Françaises ? Il y a eu une superbe ambiance au sein de l’équipe de France. Tous les coureurs ont plus ou moins assurés leur rôle. Il y a des coureurs qui ont été moyens. Je trouve dommage que dans le final, il n’y ait personne de l’équipe de France devant. L’équipe aurait mérité d’avoir un Chavanel devant vu que la course était faite par tout le monde. Sylvain Chavanel et Jérôme Pineau disaient qu’ils avaient ordre de suivre à la trace des coureurs comme Valverde, Bettini et Boonen. Malheureusement ces coureurs la non pas boucher pour X raison et c’est un coéquipier de Bettini qui ait parti a l’avant, pourquoi la France n’a-t-elle pas mise un coureur aussi dans cette échappée ? Je pense à un moment donné, que les coureurs doivent prendre leur responsabilité et de changer les tactiques de l’équipe mise en place. Ce jour là personne n’a sue le faire. Les oreillettes ne sont-elles pas en fautes par rapport à ce manque d’initiative personnel ? Non pas du tout. Sur ces championnats du monde les oreillettes ne fonctionnaient pas très bien. Nous avions des consignes, mais après le coureur doit adapter la course en fonction de ses jambes et de la course. Le briefing d’avant course n’est pas une science exacte et nous n’avons pas su nous adapter. La faute est plus a nous les coureurs qu’aux directeurs sportifs. Comment voyez-vous la victoire de l’Italien Alexandro Ballan ? Les Italiens sont des coureurs malins et qu’ils ont joués malins. Alexandro Ballan est un beau champion du monde sur route. Ballan a fait l’équipier à un certain moment de la course, il a su être opportuniste et bien jouer et manœuvrer lors de ces championnats du monde. En conclusion les Italiens nous ont bien eu. Stéphane, pensez-vous que la place de 19 ème de Jérôme Pineau et la 53 ème de Sylvain Chavanel sont des places mérités ? Non ces coureurs méritent de faire mieux. Jérôme était vraiment bien sur l’épreuve, il fini en 19 ème position et il n’était pas dans le groupe qui s’est démarqué dans le final. Quant a Sylvain, lui il attendait le dernier tour pour faire quelque chose, même s’il y a eu un loupé a ce niveau là. Par rapport à leur valeur ces deux coureurs ne sont pas à leur place. Quel va être votre programme de course maintenant ? Je suis en vacance. Je vais pouvoir préparer ma randonnée vélo qui se déroulera le 25 Octobre 2008. Merci à Stéphane Augé d’avoir répondu a cette interview pour photos-cyclisme-pro.com. Propos recueilli par Pascal Linget le 1 Octobre 2008.
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