Réaction après la présentation du Tour de France 2009.

Réaction de John Gadret (AG2R).

John, comment jugez-vous le Tour de France 2009 ?

C’est un beau Tour de France 2009. Il y aura deux semaines délicates pour moi. Ces deux étapes de plat me font relativement peur avec du vent et des bordures, comme l’a indiqué Christian Prudhomme. Il y aura aussi un contre la montre par équipe qui n’est pas ma tasse de thé. Par contre, une dernière semaine de compétition assez difficile et cela me confiant.

Avez-vous plus peur des étapes de plaine ou de montagne ?

Bien sûr, j’ai peur des étapes de plaine. Mais si tu as un jour sans en montagne, tu te mets sur le coté de la route. Lors des étapes de plaine si ça bordure cela devient délicat.

Quelles sont vos ambitions sur le Tour de France 2009 ?

J’aimerais bien figurer lors de l’étape du Grand Bornand. Pour avoir des ambitions sur le Tour de France, il faut déjà être au départ de l’épreuve.

John, comment expliquez-vous votre départ du Tour de France 2008, par la petite porte ?

Contrairement a ce que certaines personnes ont pu dire, j’ai eu des problèmes de santé et non des problèmes de dopage. Concernant ses problèmes de santé, que j’ai toujours actuellement, cela ressemble a des crampes aux intestins.

Une certaine déception d’avoir quitter le Tour de France ?

Oui, bien sûr. Sur le coup j’ai mal vécu se départ. Quand je suis rentré à la maison, je n’ai pas regardé la fin du Tour de France à la télévision car j’avais le cafard. Après cette épreuve, tu te remets en question et comme Sylvain Chavanel le dit très souvent, ce n’est que du vélo. Il y a bien beaucoup d’autres choses dans la vie de plus important.

 

 

Réaction de William Bonnet (CA).

William, vos impressions sur le Tour de France 2009 ?

Le Tour de France 2009 est un beau tracé. Je pense pour le tour 2009, il y en aura pour tout le monde. Après le contre la montre individuel de Monaco et jusqu'à Barcelone, il y aura des étapes réservées pour les sprinteurs. J’essaierais de tirer mon épingle du jeu lors de ces étapes de plat. En espérant que je sois au départ de l’épreuve. Pour le passage des Pyrénées il ne faudra pas perdre trop de force en essayant de limiter les dégâts. Suite au Pyrénées, il y aura deux belles étapes dans le centre de la France qui me tiendront a coeur, notamment l’arrivée a Issoudun et a Saint Fargeau. Ces deux étapes seront réservées aux sprinteurs et pourquoi pas essayer de faire quelque chose lors de l’arrivée a Issoudun le 14 juillet. S’il y a une échappée à ne pas louper, cela sera lors des étapes à Colmar ou à Besançon. Sur l’une de ces deux étapes, nous pourrions vivre une grande échappée. Pour la suite de l’épreuve, nous arrivons dans les Alpes et le parcours le plus difficile et une descente jusqu’au Ventoux. Du début des Alpes et jusqu’au Ventoux, nous n’aurons pas de repos jusqu'à la veille de l’arrivée sur les Champs Elysées.

Cette descente des Alpes jusqu’au Ventoux, vous fait vraiment peur ?

Peur non, mais pour les coureurs qui jouent le général, il faudra être présent. Et surtout ne pas se louper avec en plus le contre la montre au tour du lac de Annecy. Ce contre la montre sera la pour départager tout le monde. Pour moi, le point stratégique du Tour de France 2009 sera ce contre la montre. La montée du Mont Ventoux, ne sera pas décisive pour les leaders.

William, que pensez-vous de tous ces transferts petits ou grands qu’il y aura sur l’épreuve ?

Oui, il est vrai qu’il y a beaucoup de transfert et j’espère que le départ des étapes sera plutôt pour nous permettrent de bien être massés a l’arrivée de la course.

 

Réaction de Frédéric Moncassin.

Frédéric, quelques mots sur le Tour de France 2009 ?

Un Tour de France un peu sympa. Avec le retour du contre la montre par équipe sur la distance de 38 Km et qui permettra de faire un petit classement sans faire de gros écarts. Un leader qui n’aura pas une grosse équipe ne pourra pas être pénalisé sur une petite distance comme ce contre la montre par équipe. Les Pyrénées arriveront très tôt dans la course, mais sans de grosses difficultés apparentes, mais des étapes pour permettrent de faire une première sélection. Pour ma part, je suis content car le Tour de France 2009, fera étape chez moi a Saint Girons dans des endroits que je connais ou je m’entraînais régulièrement quand j’étais coureur.

Se que je trouve d’inédit cette année, c’est cette montée du Mont Ventoux a la veille de l’arrivée. Avant ce final, je trouve que le parcours est très piègeux avec cette traversée de la région centre et l’Est de la France, comme Colmar et Besançon qui feront mal aux jambes. Mais je trouve culotté de la part des organisateurs, s’est d’avoir mis la montée du Ventoux en avant dernière étape du Tour de France. Cela sera super pour le suspense du Tour de France. Ce style de Tour de France a manqué il y a quelques années et il avait trop tendance à rentrer dans des habitudes. Un leader qui n’aura pas assez d’avance dans le Ventoux pourra se faire du souci. Par contre un coureur qui sera placé a moins de deux minutes pourra se dire, tient je tente ma chance et peut être même ma carrière en allant chercher cette victoire d’étape et pourquoi pas le classement général.

 

Pourriez-vous nous parler du championnat du monde et des consignes qui avaient été données aux coureurs ?

Les réactions sont normales. Les seules consignes qui avaient été données ne concernées que Sylvain Chavanel. Sylvain devait attendre la dernière bosse pour attaquer. Pour moi Sylvain a trop souvent l’habitude d’attaquer à contre temps et un peu tôt dans la course. Cela sera une des seules critiques que je lui ferai. Sylvain a beaucoup de force et je lui ai dit ‘’ Sylvain pour être champion du monde a mon avis il faut attendre la dernière bosse et tu pourras faire la différence a ce moment là’’, malheureusement l’attaque a eu lieu dans l’avant dernier tour. Moi Frédéric Moncassin, je ne suis pas voyant pour voir tout cela. Quant on a les jambes et que l’on voit ce qu’il se passe on y va. Les critiques qu’il y a eu ne me touche pas. J’ai l’impression que Sylvain Chavanel, se rabat l’a dessus pour dire que si je ne suis pas champion du monde  ‘’c’est parce que j’ai attendu la dernière bosse’’. J’ai fais un choix et je l’assume. Nous avions fait une première partie d’équipe pour s’occuper du début de course, une deuxième partie de cinq coureurs qui fait toute la mi-course, Jérôme Pineau pour une arrivée au sprint et Sylvain Chavanel pour la dernière bosse, voilà. J’avais une superbe équipe de France pour les championnats du monde à Varèse avec des coureurs de valeur, comme Amaël Moinard ou Jérôme Pineau qui m’a fait de superbe JO et un beau championnat du monde. Malheureusement, nous sommes passés à coté de ces championnats du monde sur route. Par contre les Italiens ont fait une course intelligente et comme je le dis souvent ‘’ dans le vélo quant on a les jambes on est toujours intelligent’’.

Frédéric, ou en est votre avenir en tant que directeur sportif au sein de la nouvelle équipe H20 ?

L’équipe H20 est entrain de se montée, il est vrai que nous ne sommes pas en avance par rapport aux autres équipes. J’ai été embauché comme directeur sportif et le manager général sera Max Radoni.

Dans quelle catégorie serez-vous ?

Nous serons dans la catégorie Continental Pro et affiliée à la fédération Luxembourgeoise de cyclisme.

Merci a John Gadret, William Bonnet et Frédéric Moncassin d’avoir répondu a ces quelques questions après la présentation du Tour de France.

Propos recueilli par Pascal Linget le 22 octobre 2008.