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Interview de Mickael Buffaz, jeune coureur cycliste chez Cofidis.

 

Mickael, comment s’est passé votre début de saison ?

Le début de saison fut pour moi très bien. Tout cela a commencé lors de la première étape du Tour d’Australie avec une échappée et une cinquième place au classement général. Cette cinquième place vient couronner enfin une échappée. Par la suite j’ai participé au Tour Méditerranéen ou je ramène le maillot de meilleur grimpeur.

 

. Lors de ce Tour Méditerranéen l’équipe remporte deux étapes, ou je pense avoir contribué aux deux victoires. Il y a quelques jours, j’ai participé a Tirreno Adriatico qui fut une belle expérience pour moi, même si de cœur j’aurais préférer être au départ de Paris Nice car l’épreuve passait pas très loin de chez moi.

Pensiez-vous avoir plus votre place sur Paris Nice qu’a Tirreno Adriatico ?

J’ai participé à un Tirreno Adriatico 2008 très dur. Dès la première étape je déraille, donc je perds toute chance pour le classement général. Je suis une personne qui fonctionne aux sentiments et à l’affectif. Si j’avais participé a Paris Nice j’aurais marché car la motivation aurait été là, car j’arrivais pas très loin de chez moi. J’ai déjà prouvé cette motivation quand je suis à la maison. Comme au Tour de l’Ain, je suis capable de faire des choses que personne ne peut imaginer.

Mickael, vous avez déjà participé a Paris Nice et a Tirreno Adriatico, quelle est la différence entre les deux courses ?

Déjà le pays organisateur. Jusqu’a maintenant on m’avait dit que Tirreno Adriatico était plus facile que Paris Nice, cette année ils ont prouvés qu’ils étaient capables de faire des parcours très difficiles. Pour cette année, les copains qui ont participés à Paris Nice m’ont dit que c’est le temps qui a fait la différence. En conclusion je pense que c’est la pression qui règne sur les courses en France, ce que nous n’avons pas sur les courses à l’étranger.

Justement Mickael, que pensez-vous de toutes les histoires qu’il y a dans le vélo ?

Je dirais que l’UCI à le devoir de promouvoir le cyclisme international  et que la plus belle vitrine que peu avoir le cyclisme, reste le Tour de France. Le Tour de France, c’est ASO et si on détruit ASO il n’y aura plus de cyclisme international.   

Vous avez fait de bon résultats depuis le début de saison, la victoire ne vous manque t-elle pas ?

Oui bien sûr. Je ne pense que à  une seule chose quand je participe à une course, c’est à une victoire. Vu tout ce que j’ai fait depuis quelques semaines cela m’obsède presque. Il ne me manque qu’une victoire pour vraiment me débloquer complètement.

Votre copain Hervé Duclos-Lassalle a gagné sa premiere course après quatre années de professionnelles, quelle fut votre réaction ?

Pour ma part, j’étais tres content pour lui. Le problème pour moi, c’est que j’ai gagné ma première course pro dès ma première saison et depuis plus rien. Depuis cette victoire je commence à trouver le temps long.

Mickael, depuis combien d’années êtes vous chez Cofidis ?

En début 2008, je participe à ma deuxième saison.

Pensez-vous, que de ne pas gagner de course, les dirigeants de Cofidis vont vouloir vous garder ?

Dans l’équipe je n’apporte peut être pas de victoire, mais je contribue beaucoup a la victoire de mes coéquipiers. N’étant pas à la place de mes dirigeants et n’en n’ayant pas discuté avec eux, je pense être assez serein pour envisager un avenir dans l’équipe.

Que manque t-il a Mickael Buffaz pour lever les bras, en signe de victoire ?

Un grand blanc avant d’avoir la réponse !!!!!! Pour pouvoir lever les bras, il faut avoir beaucoup de chance.

Comment peu venir la chance ?

La chance peu venir comme en Australie. Il ne m’a pas manqué beaucoup pour pouvoir lever les bras. Ayant un esprit d’attaquant, tout  le monde me dit que je provoque cette chance et malheureusement elle ne va pas jusqu’au bout. Pourtant je mets tout de mon côté et en cette année 2008 nous avons un entraîneur qui est à nos côtés et les résultats commencent à sans faire ressentir.

Mickael, quelle est votre spécialité ?

Comme je le dis souvent ma spécialité c’est de ne pas avoir de spécialité. De ne pas avoir de spécialité c’est presque un handicap, c’est bon d’être moyen  partout mais nous obtenons que des places moyennes et des places d’honneurs.

Pour l’année 2008, allez-vous participer plus a des courses d’un jour ou a des courses a étapes ?

Mon programme à toujours été orienté vers des courses a étapes. Car j’ai des facultés à pourvoir récupérer très rapidement. En début de saison, je privilégie plus des courses a étapes car nous n’avons pas trop le choix entre les courses sur plusieurs jours et les courses en Belgique. Les courses en Belgique ne sont pas du tout mon style. Par contre en fin de saison les courses d’un jour deviennent de plus en plus dures, donc je m’oriente vers ce type d’épreuve et notamment La Poly Normande cher Daniel Mangeas qui me réussit tres bien.

Merci a Mickael Buffaz d’avoir répondu aux questions de photos-cyclisme-pro.com.

Interview réalisée par Pascal Linget le 25 Mars.