Interview de Philippe Mauduit, directeur sportif chez Bouygues Télécom.

Philippe, pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre équipe Bouygues Télécom ?

En ce début d’année tout se passe très bien, contrairement aux années précédentes. Nous avons actuellement 8 victoires et 25 podiums  depuis le début de la saison 2008. L’équipe n’a jamais attaquée une saison comme celle de 2008, que ce soit à l’époque de Bonjour ou de Brioche La Boulangère.

Quels sont les objectifs en début de saison pour votre équipe ?

Nous avons établis quelques priorités sur le calendrier, mais ce que nous souhaitons c’est que notre équipe soit a maturité. Depuis quelques années en terme de résultats l’équipe n’était pas à la hauteur de notre demande. Cet hiver nous avons insistés auprès des coureurs d’être régulier et présent dès le début de saison. Nous ne voulons pas courir après les victoires, mais gagner tout de suite. Cette réflexion fait qu’aujourd’hui même si nous ne gagnons pas, nous sommes capable  de faire des places sur le podium, ce qui n’était pas le cas les années précédentes.  

Comment faites- vous votre choix pour mettre les bons coureurs sur trois courses qui vont se dérouler dans la même semaine ?

Ce n’est pas toujours facile à gérer. Si l’équipe n’a pas de blessé tout va bien et le programme prévisionnel pour les coureurs est respecté. Par contre, s’il y a un deux ou trois malades dans l’équipe, nous sommes obligés de chambouler le programme de tout le monde. Le problème que nous pouvons rencontrer, il est le même dans toutes les équipes du Pro Tour. Cela devient compliqué de gérer l’activité du coureur et tout cela est lié aux problèmes de santé que chacun peu avoir. Nous étions dans le même hôtel que les girondins de Bordeaux et leur préparateur physique me disait qu’il rencontrait les mêmes problèmes que nous avec leurs joueurs. Tous ses problèmes sont liés tout simplement  à une suractivité.

Justement, avez-vous actuellement des coureurs à l’infirmerie ?

Oui bien sûr malheureusement. Nous avons Saïd Haddou qui a un début d’hernie discale et indisponible depuis un mois. Pierrick Fedrigo, quant a lui s’est fait une micro fracture du bassin, suite a une chute sur Paris Nice. Jérôme Pineau qui est tombé lors du Critérium International de la Route a Charleville-Mézières. Concernant les retours de l’infirmerie, nous avons Nicolas Crosbie qui a fait son retour à la compétition sur la Route Adélie. Olivier Bonnaire lui a fait sa rentrée la semaine dernière. Depuis le début de la saison, l’équipe Bouygues Télécom n’a pas été épargnée par les problèmes de santé de ses coureurs.

Philippe, quel est vote rôle au sein de l’équipe Bouygues Télécom autre que directeur sportif ?

Je travaille bien sur en tant que directeur sportif avec Bouygues Télécom, mais aussi avec le CNRS et entraîneur pour certains coureurs.

Cette semaine va se dérouler le circuit de la Sarthe. Sur l’épreuve il y a un contre la montre, conseillez-vous vos coureurs pour une telle épreuve ?

Oui bien sûr. Nous apportons des conseils. Le contre la montre est une affaire de spécialiste et il est vrai que tous les coureurs peuvent progresser dans le contre la montre en le travaillant. Pour s’améliorer dans un contre la montre, cela passe forcement par un travail a l’entraînement avec une allure de contre la montre.

Aujourd’hui vous êtes en deuxième position sur la coupe de France Crédit Agricole, quels sont les objectifs sur cette épreuve ?

Comme toutes les équipes Françaises nous ne sommes pas la pour participer mais pour gagner cette Coupe de France. Malheureusement il n’y a que la place de premier qui compte.

La Coupe de France Crédit Agricole, fait- elle partie de l’objectif principale de l’équipe Bouygues Télécom ?  

En France la coupe fait parti de notre objectif principal de notre équipe, comme d’autres courses à l’étranger.

Lors de la présentation de l’équipe Bouygues Télécom, Jean René Berneaudeau avait dit que cette année, il n’y aurait pas de sélection faites d’office des coureurs pour le Tour de France, nous sommes début avril, il y a-t-il des coureurs déjà sélectionnés pour le Tour ?

Non pas encore. Il faut que les coureurs restent motivés jusqu’au bout. Nous avons besoin de tout le monde et tout le monde a sa place dans l’équipe pour être au départ du Tour de France.

Que pensez-vous des problèmes qu’il y a entre ASO et l’UCI ?

Il faudrait que les instances, que se soient les organisateurs des grands tours ou l’UCI trouve un terrain d’entente. Cette entente passe par des concessions de chacun. Tous ces problèmes  nuisent à l’image du cycliste mondial et aussi aux sportifs de haut niveau qui mettent tout dans leur métier.

Merci à Philippe Maudit d’avoir répondu a cette interview pour photos-cyclisme-pro.com.

Interview réalisée par Pascal Linget le 7 avril 2008.