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Interview de Maxime Mederel qui rejoint l’équipe du Crédit Agricole pour la saison 2008.

Maxime, pourriez-vous nous faire un bilan de votre année 2007 ?

La saison 2007 fut une saison magnifique pour moi avec la signature de mon contrat avec l’équipe du Crédit Agricole. Sur le plan sportif une petite déception car je n’ai eu aucune victoire contrairement à 2006, mais de très bonnes places avec trois places de deuxième et notamment une deuxième place au Trophée des Grimpeurs derrière Anthony Geslin et devant Sylvain Chavanel.  Je fais une deuxième place lors de la Route du Sud derrière Frédéric Finot et pour finir deuxième à Paris- Mantes où j’arrive main dans la main avec mon meilleur ami Niels Brouzes vainqueur de l’épreuve. Dans l’ensemble je suis très content de ma saison 2007.

Comment s’est passé le contact avec les dirigeants du Crédit Agricole ?

Pour ma part, je n’ai eu aucun contact avec les dirigeants du Crédit Agricole, tout à été fait par l’intermédiaire de Stéphane Javalet mon directeur sportif à l’époque. Les premiers contacts entre les deux directeurs sportifs se sont passés aux championnats de France sur route à Aurillac. Lors de cette rencontre Stéphane a fait passer mon CV à Serge Beucherie directeur sportif au Crédit Agricole et a partir de ce moment là tout s’est enchaîné très rapidement. Dans les quinze jours qui ont suivit, j’ai eu Jean Jacques Henry au téléphone pour m’annoncer ma sélection dans leur équipe, car eux de leur coté, ils avaient fait entre temps leur réunion de recrutement et mon nom était sorti.

Maxime, quand avez-vous signé votre contrat ?

Mon nouveau contrat a été signé à Angoulême lors de l’avant dernière étape du Tour de France.

Vous êtes un cyclo crossman pur, pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre saison de cyclo cross?

Cet hiver j’avais dans l’idée de ne pas faire trop de cyclo cross, comme cela avait été vu avec Jean Jacques Henry qui est mon entraîneur maintenant au Crédit Agricole et finalement j’ai participé à autant de cyclo cross que l’année 2006/2007.

Ne pensez-vous pas que faire toute la saison de cyclo cross peu nuire à un bon début de saison sur route ?

Avant la fin de saison sur route, j’avais déjà participé à trois cyclo cross et cela m’a permis de faire une coupure de trois semaines. L’effet de faire des cyclo cross me permet d’être bien dès le début de saison.

Maxime, combien de temps passez-vous sur le vélo pour préparer la saison sur route 2008 ?

Je le compte en heures de selle et ça représente beaucoup pour la période où nous sommes. Mon plan d’entraînement a complètement était modifié par rapport de celui 2007. Depuis trois années que j’étais à Auber 93, je m’entraînais toujours tout seul et de travailler avec Jean Jacques Henry cela me permet de voir autre chose. Jean Jacques Henry m’a fait une plan d’entraînement pour l’hiver avec de la natation, footing et un peu de musculation et plus d’intensité que je ne pouvais en faire avant.

Intégrer une équipe comme le Crédit Agricole, est-ce que cela vous a fait beaucoup de changement pour votre préparation ?

Beaucoup non, mais un petit peu par rapport aux autres années où j’avais mon petit train train. Me connaissant je faisais des choses qui n’étaient peut être pas bien. Travaillant maintenant avec le Polar alors qu’auparavant je n’étais pas pour, aujourd’hui je me rends compte qu’avec le fichier Polar et les données cela nous permet de mieux travailler. Arriver à un certain niveau il faut être professionnel.

Maxime, quand allez-vous débuter la saison sur route ?

Ma saison débutera en Malaisie pour le Tour de Langkawi du 9 au 17 février puis une course en Suisse et après interviendra une sélection pour participer à Paris-Nice et Tirreno-Adriatico. Une troisième équipe sera en stage et pour finir fin mars le Critérium International. Pour le reste des courses je n’ai pas encore mon calendrier.

Quelles courses préférez-vous faire ?

A choisir j’aimerais bien faire Paris-Nice. Mais pour le moment je ne sais pas encore, comme nous l’ont dit nos dirigeants vous pouvez faire le stage ce ne sera pas une punition.

Si vous participez à Paris-Nice ou à Tirreno-Adriatico se serait pour vous la première fois que vous participez a une épreuve du Pro Tour ?

Oui tout a fait et je suis très fier.

Quelles sensations ressentez-vous à intégrer une équipe du ProTour ?

Tout va changer, je vais participer à des nouvelles courses. Vu mon programme de courses que je peux avoir jusqu’au championnat de France, je ne vais courir en France qu’a quatre reprises. Pour moi, aller courir à l’étranger cela va me faire bizarre. Maintenant que la saison sur route arrive, j’ai hâte de porter les couleurs du Crédit Agricole.

Maxime, que va vous apporter d’intégrer une équipe du ProTour, sachant que vous êtes âgé de 28ans ?

Je pense qu’à 28 ans je suis arrivé à ma force de l’âge. Dans ma tête je suis serein et bien. J’espère pouvoir faire le maximum pour l’équipe du Crédit Agricole dès ma première année dans le Pro Tour.

Quel sera votre rôle au sein de votre nouvelle équipe ?

Mon rôle principal sera de participer à un grand tour. Je suis prévu d’être au départ du Tour d’Italie. Concernant mon rôle dans l’équipe sera d’accompagner les meilleurs grimpeurs de l’équipe qui sont, Pietro Caucchioli, Patrice Halgand, Alexandre Botcharov ou encore Dmitry Fofonov le plus loin dans la montagne. Pour ma carte personnelle, je pourrais l’avoir sur les courses de classe 1 ou sur les épreuves de la Coupe de France Crédit Agricole.

Vous rouliez depuis trois ans sur des cadres BH G3 et aujourd’hui vous utilisez le cadre Look 595 quelle est la différence ?

A ce niveau de compétition tous les cadres pour moi sont équivalents. Le BH G3 et le Look 595 sont des superbes vélos l’un comme l’autre. La seule différence qu’il y a c’est le poids car au niveau matériel aucune différence. Que l’on soit en Continentale ou en Pro Tour les vélos et le matériel est identique.

Pourriez-vous nous expliquer comment se passe une journée d’un coureur chez lui?

Le réveil se fait entre 8 heures et 8 heures 30, je prends un bon petit déjeuner. Au plus tard a 10 heures je part pour une sortie d’entraînement d’environ 5 heures pour un  retour vers 15 heures à la maison. En ce qui concerne le travail d’intensité je le fais seul sur la route.

Habitant dans le Limousin, roulez-vous avec d’autres coureurs professionnels ?

Non pas vraiment. Il n’y a que Jean Mespoulede avec qui je roule de temps en temps car lui réside dans la région de Périgueux. Autrement je roule avec des copains qui sont des bons amateurs au niveau nationaux où régionaux.

Lors d’une journée de course comment cela se passe t-il ?

Un peu comme à l’entraînement. Déjeuner le matin vers 8 heures 30 ensuite je prépare mon maillot avec mon dossard et mon sac. Après je vais au briefing puis environ 1 heure avant on se dirige vers le départ de la course. Arrivé sur la zone de départ je vais signer la feuille d émargement tout en regardant si mon vélo fonctionne bien de manière à ne pas le signaler aux mécaniciens de l’équipe au dernier moment. De retour à l’hôtel le soir après une journée de course, je vais sous la douche puis le massage qui dure environ 45 minutes au minimum. Après cette période de massage je passe à table pour le dîner.

Maxime, que faites-vous durant la période de massage ?

Soit je discute avec l’assistant ou l’assistante, soit je passe du temps au téléphone ou alors je m’endors sur la table de massage.

A l’époque où vous étiez à Auber 93, vous ne participiez pas à des courses de plus de 200 kilomètres. Maintenant que vous intégrez une équipe Pro Tour, comme allez vous faire pour pallier à la différence de kilomètres ?

Je n’appréhende pas trop la distance car avec Auber 93 j’ai participé à trois championnats de France sur route qui faisaient 230 où 240 kilomètres même si cela n’est qu’une fois dans l’année la distance ne me fait pas peur.

Merci à Maxime Mederel pour cette interview avec photos-cyclisme-pro.com

Interview réalisée par Pascal Linget.