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Interview d’Alexandre Aulas (Carmiooro A.Style) l’un des jeunes coureurs français très en vue sur la deuxième étape du Tour du Haut Var. Alexandre, comment s’est décidée et dessinée votre échappée avec Allan Devis, Lilian Jégou et Benoit Sinner ? L’échappée est partie très vite comme celle de la première étape. Cette échappée était prévue avant le départ, car Jean Philippe Duracka notre directeur sportif nous avait dit, s’il y avait des échappées, qu’ils fallaient que l’ont soient dans tous les coups vue que l’étape était retransmise a la télévision et qu’il fallait montrer le maillot. |
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Dans un premier temps, Paul Brousse est parti dans une échappée, puis se fut autour de Sébastien Fournet-Fayard et de moi-même. La chance que j’avais sur cette deuxième étape du Tour du Haut Var (comme pour la première) c’est que je ne réside pas très loin du parcours. Le schéma préparé par votre directeur sportif, est-ce qu’il y avait un ordre de coureur pour être mis dans les différentes échappées qu’ils pouvaient y avoir ? Non, nous devions y aller a tour de rôle. Les seuls coureurs devant rester a l’abris dans le peloton étaient Eric Berthou qui misait plus une place au classement général et Diego Tamayo qui était en 14 ème position suite a l’étape d’hier. Dans l’échappée avec vos 3 compagnons, comment était l’ambiance ? L’ambiance n’était pas superbe. Au départ de l’échappée, nous étions 4 coureurs et nous avons bien roulés pendant une dizaine de kilomètres. Après ces dix kilomètres, Allan Davis (quick step) a décidé de ne plus rouler et nous nous sommes retrouvés plus qu’a trois à faire le travail. Ce qui a déclanché la mésentente de tout le groupe, c’est passé au premier grimpeur ou Benoit Sinner (Besson Chaussures-Sojasun) a fait le sprint devant Lilian Jégou (Bretagne Schuller) et cela n’a pas plu à Jégou. Suite à ce sprint, Benoit Sinner ne s’est pas relevé (ordre du directeur sportif Besson Chaussures-Sojasun) et Lilian Jégou est venu me voir en me disant, je ne roule plus à mon tour. Quelques kilomètres plus loin, Benoit Sinner décide à son tour de ne plus rouler et nous avons continués à rouler un petit bout de chemin sans trop se faire d’illusion sur notre avenir. Après cette grand descente, Allan Davis ma regardé et m’a fait signe de me mettre dans sa roue, car il allait attaquer et derrière Benoit et Lilian se sont regardés, mais ni l’un ni l’autre n’a voulu faire l’effort pour revenir sur nous. S’il n’y avait pas eu Benoit Sinner dans l’échappée (à 11 ‘’au classement général) pensez-vous que l’ambiance au sein du groupe d’échappé aurait été la même ? Bien sûr que l’ambiance aurait différente. Nous n’aurions eus aucun intérêt à nous attaquer. Le but était de prendre le maximum de minute et de basculer en haut du col de Mons avec quelques minutes d’avance sur le peloton. Comme je le disais plus haut, ayant reconnu les deux étapes du samedi et du dimanche, je savais ou il fallait être devant pour espérer arriver jusqu’au bout. Pensiez-vous au moment ou l’échappée (de 2 coureurs) a eu plus de 9 minutes sur le peloton, que vous aviez une chance d’aller jusqu’au bout ? Non, il fallait être réaliste. Ayant bien reconnu le parcours avec Eric Berthou de cette deuxième étape, nous étions rentrés complètement cramés. Je savais qu’avec un tel parcours, il était impossible d’aller au bout avec deux coureurs. Ces petits raidillons à très fort pourcentage, sont plus durs qu’un col. Pensez-vous pas qu’Allan Davis a roulé un peu fort à certains moments de la course (Allan Davis est un sprinteur) ? Non pas du tout. Après la mésentente du début de course, nous nous sommes très bien entendus avec Allan Davis. Quand vous avez été repris dans un premier temps par 3 coureurs partis du peloton, vous avez réussis à suivre et d’un coup vous lâchez prise avec ce groupe de 5 coureurs, pourquoi ? J’ai lâché prise de ce groupe de 5 car physiquement, je n’étais pas bien. Quand le groupe de 3 est revenu sur nous avec Allan Davis, nous nous sommes regardés pour savoir ce que nous devions faire et nous avons décidés de continuer avec eux. Étant bien entamé physiquement, je n’ai pas pu suivre l’allure imposée par ces 3 coureurs. Quelle réaction avez-vous eu quant les coureurs de la Caisse d’Epargne vous ont doublés et que vous ne pouviez rien faire ? J’étais content de ce que j’avais fait dans ma journée. Pour moi ce n’est que ma deuxième course de l’année et je suis un jeune coureur. Qu’elle est la différence entre l’équipe A.Style 2008 et l’équipe Carmiooro A.Style 2009 ? Pour ma part, c’est ma deuxième année au sein du peloton professionnel. Et je n’aborde pas du tout de la même façon les courses en ce début d’année. J’ai aussi pris conscience que dans l’équipe, il y avait de bons coureurs. Comment se trouve-t-on physiquement après une journée passée à l’avant de la course et avec plus de 100 kilomètres d’échappée ? Je suis ‘’sec’’. L’effort dans une échappée n’est pas du tout le même que lors que vous trouvez au sein d’un peloton. Dans un peloton, vous pouvez avoir des efforts très violents alors que dans une échappée, vous prenez un rythme comme si vous étiez à l’entraînement. Après une journée comme aujourd’hui, comment va se passer la récupération ? De retour à la maison ce soir, je n’aurais pas de séances de massage. Mais pas contre, demain lundi, je ferais une petite sortie de vélo tranquille pour détendre les muscles. Cette sortie se fera sur le bord de la méditerranée pour décompresser. Et le reste de la semaine se fera selon la récupération observée pendant ses deux premiers jours.
Merci a Alexandre Aulas d’avoir répondu cette interview juste après l’arrivée de la deuxième étape du Tour du Haut Var pour photos-cyclisme-pro.com. Propos recueilli par Pascal Linget le 22 février 2009.
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