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Interview de Mickael Buffaz, coureur chez Cofidis depuis 2007. Mickael, quelques mots de la saison 2008 ? Le bilan 2008 pour moi est très bon avec un très bon début de saison. J’ai fais de belles places lors du Tour d’Australie et du Tour Méditerranéen. Le milieu de saison fut moins bon car je me suis beaucoup plus donné pour l’équipe. Je pense que en tant que coéquipier tous mes coéquipiers ont été contents de moi. A partir du Mois d’Août, j’ai eu plus le champ libre pour pouvoir m'exprimer.
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Lors du Tour de l’Ain qui ne pas vraiment réussit dû aux conditions climatiques, j’étais très motivé pour le Tour d’Allemagne, mais malheureusement j’ai chuté deux jours avant le départ. Certains diront que c’était une petite chute mais les conséquences de cette chute ont été mauvaises pour moi pour la suite et la fin de saison 2008. En ce début d’année 2009, quelles sont vos ambitions pour l’année à venir ? Mais ambitions pour la future année qui arrive sont très hautes. Je souhaite afficher mes ambitions pour mon moi et mon équipe. Je vais me donner toutes les chances pour être au départ du Tour de France 2009. Je suis âgé de 29 ans et ayant déjà participé a deux Tour d’Italie, je pense avoir ‘’la caisse’’ et les facultés physiques pour pouvoir faire le Tour de France. Maintenant, il va falloir prouver à mon équipe Cofidis que je suis capable de faire le Tour de France. Ma sélection pour le Tour de France sera mon objectif principal de la saison 2009. Pour être au départ du Tour, il va y avoir des passages obligatoires sur certaines épreuves comme Paris Nice en espérant obtenir une sélection et le Dauphiné Libéré. Concernant le Dauphiné Libéré, c’est une épreuve qui se déroule dans ma région et vu les différents lieux ou j’ai pu résider depuis quelques années, je pense pouvoir dire que je traîne 80 % du parcours du Dauphiné Libéré. L’effet d’être au départ d’une épreuve comme le Dauphiné, je ne comprend pas pourquoi depuis six ans que je suis professionnel, je n’ai jamais participé a cette épreuve. Mickael, vous allez participer a votre première course en Australie avec le Tour Down Under, comment avez-vous préparé cette première épreuve ? Il y a trois jours, je vous aurais dit mieux qu’en 2008, car durant cette trêve hivernale je n’ai pas eu de problèmes de santé. Depuis que j’ai repris l’entraînement, sportif que ce soit la musculation, le VTT ou la route j’étais relativement en avance sur ma préparation, mais malheureusement en ce début janvier 2009, j’ai dû observer quatre jours de repos complets car ayant attrapé une gastroentérite. Comment voyez-vous cette première course en Australie ? Cette première course en Australie n’est pas du tout difficile. Il faut simplement se lancer dans l’aventure et avoir un peu de chance pour réussir quelque chose. Mickael, quel sera votre programme de course après le Tour Down Under ? Je ferais le même programme qu’en 2008, je participerais au Tour Méditerranéen, le Tour du Haut Var et après Paris Nice si ma sélection est obtenue ou autrement je serais au départ de Tirréno-Adriatico. Vous misez tout sur une sélection pour le Tour de France, le cas échéant si votre début de saison est mauvaise et vos dirigeants vous annoncent votre non sélection pour le Tour, quelle sera votre réaction ? Actuellement je ne me pose même pas cette question, car je serais au départ du Tour de France 2009. Vu tout ce que vous venez de me dire, nous allons avoir de très bons résultats de Mickaël Buffaz en 2009 ? Avec tous les bons résultats que j’ai pu faire en 2008 et notamment une cinquième place dans une épreuve du Pro Tour (c’était la première fois que l’équipe Cofidis faisait une aussi belle place sur une telle épreuve). Une très belle prestation sur le Tour Méditerranéen, je ne pense pas pouvoir réaliser un début de saison aussi performant quant 2008. L’effet d’être sur le Tour de France je ne pense pas que cela viennent des résultats ou alors je ne comprends pas pourquoi en 2008 je n’étais pas au départ du Tour vu les bons résultats que j’avais fait avant l’épreuve. En 2008, le tour d’Italie a été très dur pour moi et les dirigeants ont refusaient que je sois au départ du Tour de France. Pour l’année 2009, il n’y aura pas de Tour d’Italie pour moi, donc voilà !!! Mickael, comment est l’ambiance au sein de l’équipe Cofidis, sachant qu’il y a beaucoup de nouveaux coureurs ? Il faut savoir que dans la nouvelle version de l’équipe Cofidis 2009, il y a eu très peu de nouveaux coureurs, mais par contre beaucoup de départ. Pour la saison 2009, nous repartons avec une ossature avec 80 % des coureurs qui appartenaient déjà à l’équipe Cofidis. L’ambiance était très bonne en 2008 et que l’on retrouve les mêmes têtes d’une année a l’autre cela permet d’aider les nouveaux arrivants. Lors des premiers stages que nous avons effectués, je n’avais pas mémoire depuis que je suis professionnel d’avoir connu une telle ambiance. Il y a quelques semaines vous avez effectué un test control dans le col de la Croix Chaubouret dans des conditions atmosphériques pas très bonne, car il neigeait lors de ce test, pourquoi prendre autant de risque ? Au moment du départ de mon test, il ne neigeait pas en bas à Saint Chamond et la route était complètement sèche. La limite pluie neige est apparue et avec le froid, je n’avais pas géré que rien n’avait fondu sur la route. En ce qui concerne le test, nous effectuons un test à cette époque de l’année pour nous permettre de bien fixer nos zones d’entraînement. Ce test dans la montée du col de la Croix de Chaubouret n’a pas été très bon, car il y avait une très mauvaise adhérence sur la route. Je vais être très franc avec vous, car les risques étaient très mesurés. Ayant quelques notions de cyclo cross, j’arrivais à contrôler ma trajectoire. Faire un test de 20 minutes dans de telles conditions atmosphériques est très dur à faire. Par rapport a ce test il y a une petite histoire, car a chaque fois que je dois le faire il m’arrive toujours quelques choses, (4 tests en 2008) j’ai dû le réussir une seule fois, car un jour j’étais malade, un autre jour je n’avais pas récupéré physiquement de ma semaine ou alors il pleuvait trop pour faire le test. L’entraîneur avait toujours l’impression que je trouvais une excuse pour ne pas faire ce test. Est-ce que faire un test comme ça, vous apporte beaucoup en tant que coureur professionnel ? Oui bien sûr, un test comme cela apporte beaucoup que ce soit pour un coureur professionnel ou un autre, mais il faut avoir le matériel derrière et les compétences d’une personne pour analyser les résultats du test. Faire ce test est intéressant à partir du moment ou vous avez un entraîneur pour vous fixer les zones de travail. Pour un test comme j’ai réalisé, il était intéressant d’avoir des capteurs de puissance comme nous avons. Mes capteurs m’ont permit de me rendre compte que d’un point de vu cardiaque tout était bon et a aucun moment nous nous sommes rendus compte que la route était mauvaise, mais par contre sur les tests de capteurs de puissances, l’entraîneur a tout de suite vu sur le graphique au moment ou je suis arrivé sur la neige. Mickaël, dans la première partie de la montée du col de la Croix de Chaubouret, quel était la puissance que vous développiez ? J’avais une moyenne de 465 watts sur les premières douze minutes de la montée et sur les 8 minutes restantes, j’étais descendu a 435 watts de moyenne. Peut-on savoir quelle est votre puissance maximum en watts que vous avez ? Le test effectué en 2008 alors que je n’avais pas roulé depuis 1 mois était de 478 watts. Voila la vidéo http://fr.youtube.com/watch?v=CWcvRBkLN-c Merci à Mickaël Buffaz d’avoir répondu a cette interview pour photos-cyclisme-pro.com Propos recueilli par Pascal Linget le 9 janvier 2009.
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