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Interview de Cyril Gauthier (Bbox Bouygues Télécom) qui nous dit quelques mots sur sa nouvelle équipe et son début de saison. Cyril, un petit mot sur votre début de saison ? Je trouve que j’ai fais un début de saison correct. Sur La Marseillaise, je me suis retrouvé devant, mais malheureusement n’ayant pas encore la condition physique le final a été dur pour moi.
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Ensuite sur le Tour Méditerranéen, la condition physique était là, mais je n’ai pas pu faire une place correcte. Sur le Tour du Haut Var, j’ai fait une bonne course avec la victoire de Thomas Voeckler ou toute l’équipe a fait un gros boulot collectif. Pour Paris Nice qui fût ma première grosse course à étapes du Pro Tour, j’ai passé un début de semaine dans dur. Par contre, la fin de semaine c’est mieux passée. Pour moi Paris Nice était une course que je découvrais. Vous arrivez d’une équipe Continental (Bretagne Armor Lux 2008) et cette année, vous courrez sous les couleurs de l’équipe Bbox Bouygues Télécom, quelle est la différence qu’il y a entre ces deux formations ? Tout d’abord l’encadrement est complètement différent, le nombre de coureurs (27). Tout autour de nous, il y a un staff qui est médical ou autre qui s’occupe de nous en tant que coureur. Il y a un an, un coureur me disait, je ne connais pas vraiment tous les coureurs de mon équipe, est-ce vôtre cas a vous ? Non pas du tout. Je connais la plus part de mes coéquipiers grâce au stage qui a eu lieu en début d’année 2009. Ce stage permet de tous se rencontrer et de faire plus ample connaissance. A l’époque ou vous étiez au sein de la formation Bretagne Armor Lux et que vous côtoyez des coureurs comme Thomas Voeckler ou Pierrick Fédrigo, aujourd’hui vous roulez pour eux qu’est-ce que cela vous fait ? En 2008, je les rencontrais beaucoup sur les Coupes de France et maintenant de travailler pour eux, quand ils sont là cela est autre chose. Pour le moment tout se passe très bien entre nous et ils sont super avec nous et nous essayons d’être identique avec eux. Cyril, avez-vous une certaine liberté dans les courses au sein de la formation Bbox Bouygues Télécom ? Oui, bien sûr que j’ai une certaine liberté sur des courses. Jusqu'à maintenant tout s’est très bien passé. Un exemple, sur la Marseillaise ou j’ai pris le bon ‘’coup’’ et au moment ou Pauriol et Ladagnous sont partis, j’ai tout de suite dit dans l’oreillette que pour moi c’était foutu et après derrière l’équipe a fait le boulot. La preuve que nous avons une certaine liberté et a partir du moment ou nous avons les jambes il faut le dire comme dans le cas contraire. Paris Nice a été votre première participation a une épreuve du Pro Tour, quel sentiment en gardez-vous ? Tout d’abord, il y avait un très beau plateau. Pour moi, je m’étais mis dans la tête que se serait dur. D’après d’autres coureurs, le Paris Nice 2009 a été l’un des plus dur depuis quelques années et en plus les coureurs roulaient vite. Je suis content d’avoir été jusqu’au bout de l’épreuve sur la promenade des Anglais a Nice. Je me suis beaucoup accroché pour terminer. Cette expérience sur Paris Nice ne me suffit pas, je voudrai faire d’autres belles courses et de faire des belles places. Cyril, vous n’avez jamais participé a des courses de haut niveau d’une semaine, comme se passe la récupération ? Entre Paris Nice et Cholet, j’ai observé une journée de repos et fait des petites sorties a vélo avec quelques intensités. Cette façon de faire m’a permis de débloquer ‘’le moteur’’. Durant Paris Nice, il y eu du bon et du moins bon d’un point de vu atmosphérique, comment votre organisme a-t-il réagit ? Les muscles ont été tétanisés par le froid en début d’épreuve avec notamment de la pluie lors du contre la montre et sur l’étape du mardi avec l’arrivée a Vichy. Le mercredi a été dur de reprendre le vélo car les muscles étaient tendus. Pour me réconforter, je me disais que tous les coureurs étaient dans le même cas que moi. Comment avez-vous jugé le tracé du Paris Nice ? Dans certaines étapes, nous roulions assez vite et il aurait fallu que le peloton roule un peu moins vite sur certaines étapes. Pour moi de faire des courses dures va me permettre de m’endurcir et d’acquérir de l’expérience. Vous venez d’arriver au sein de la formation Bbox Bouygues Télécom, avez-vous le souhait d’évoluer encore vers des équipes plus prestigieuses ? Pour le moment la question ne se pose pas. A moi de faire mes preuves, tout en continuant a me battre comme je sais le faire. Mon souhait est de gagner des courses et après je pourrais voir. Pour le moment, je me sens bien au sein de la formation Bbox Bouygues Télécom. Comment se passe le contact entre les jeunes coureurs comme vous et les plus anciens ? Il faut admettre qu’il y a une différence d’âge entre moi et des coureurs comme Pierrick avec qui j’ai 10 ans de différences, mais tout se passe très bien. J’ai déjà fais chambre avec Pierrick lors d’une course et il faudra apprendre à se connaître un peu mieux. Cyril quel va être votre programme de course maintenant ? Je serais au départ ce week end du Critérium International de Charleville Mézières, puis le circuit de la Sarthe Pays de la Loire, Paris Camembert, Le Tour du Finistère La Flèche Wallonne et Liège Bastogne Liège. Je devais être au départ du Grand Prix de Rennes, mais malheureusement la course a été annulée. Vous venez de me parler du Grand Prix de Rennes, est-ce que l’annulation d’une course vous perturbe dans la préparation d’une saison ? Non, pas spécialement. Ce week end là, je resterai à la maison tout simplement. Je m’entraînerai normalement. Ayant un programme bien chargé pour le mois d’avril, je me dois de ne pas me disperser. Serez-vous plus présent sur des épreuves en France ou à l’étranger ? Je serai présent sur autant de courses en France qu’à l’étranger. Je vais essayer de jongler entre des belles épreuves comme la Flèche Wallonne et Liège Bastogne Liège et des épreuves comme la Coupe de France Crédit Agricole.
Merci à Cyril Gautier d’avoir répondu a l’interview pour photos-cyclisme-pro.com Propos recueilli par Pascal Linget le 23 mars 2009.
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