Interview de Nicolas Hartmann ex coureur de l’équipe Cofidis et qui rejoint pour l’année 2009, l’équipe Bretagne Schuller.

 

Nicolas, pourquoi avoir changé d’équipe ?

Pour la bonne et simple raison, que je n’étais pas conservé au sein de l’équipe Cofidis. Les raisons pour laquelle, je n’ai pas été gardé, à la date d’aujourd’hui, je ne les connais pas car Monsieur Eric Boyer le manager de l’équipe ne m’en n’a jamais informé.

 

Si vous n’avez pas été gardé, il y a peut être un manque de résultats de votre part ?

Je ne pense pas que cela soit justifié et que ce soit une raison recevable.

Nicolas, pourquoi avoir choisi de rejoindre l’équipe Bretagne Schuller ?

Je pense que c’est la Bretagne qui m’a choisie. Le projet de Joël Blévin  m’a séduit et j’ai décidé de partir avec eu pour l’année 2009.

Avez-vous eu d’autres contacts que l’équipe Bretagne Schuller ?

Avec l’équipe de Bretagne Schuller se fut le premier contact et par les temps de crises, je n’ai pas voulu laisser cette chance qui m’était offerte en allant démarcher d’autres équipes. A partir du moment ou j’ai eu la proposition en main, j’ai dis oui tout de suite.

A quel moment ont eu lieu les premiers contacts avec Joël Blévin ? 

Au début, le premier contact a eu lieu avec Philippe Dalibard (DS) et comme la saison n’était pas finie, je voyais très souvent Philippe Dalibard (DS) sur les courses. Le premier contact entre Philippe et moi s’est passé au Grand Prix d’Isbergues et j’ai signé mon contrat au Grand Prix de Fourmies.

Comment fût l’accueil, sachant que vous arriviez d’une équipe Pro Tour ?

Dans le peloton, il y a des équipes Pro Tour, Continental Pro et Continental et tous les coureurs se respectent. Ce n’est pas parce que nous sommes dans une équipe Continental que nous avons moins de valeur qu’une autre équipe. Entre nous, il n’y a pas de jugement de valeur par rapport au statut de l’équipe. Nous trouvons de très bons coureurs au sein des équipes Continental et de moins bons coureurs dans le Pro Tour.

Nicolas, quel sera votre rôle au sein de l’équipe Bretagne Schuller ?

Je vais essayer de grandir et d’apporter un peu de mon expérience du Pro Tour. Ce que je trouve de bien chez Bretagne Schuller, c’est que nous disons (Dimitri Champion, Lilian Jégou et moi-même) ce qu’il y a de bien au sein d’une équipe Pro Tour et de moins bien et avec tout cela nous essayerons de faire grandir l’équipe de Bretagne Schuller. Du point de vu de la compétition, je suis là pour gagner des courses.

Qu’est-ce qu’il y a de bien dans une équipe Continental par rapport a une équipe Pro Tour ?

Dans une équipe Continental, il y a beaucoup moins de paramètres à gérer au niveau de l’encadrement. Le système est beaucoup plus souple et nous pouvons être beaucoup plus réactif sur pas mal de points. Quand quelque chose ne va pas étant donné que nous ne sommes que 15 coureurs le problème est vite réglé. Dans une équipe Continental, c’est un peu moins ‘’l’usine’’. Par contre dans une équipe Pro Tour, nous avons l’avantage de pouvoir participer à différents grands tours et aux plus grandes épreuves du calendrier mondial.

Nicolas, pourquoi toujours parler du Tour de France ?

Le Tour de France fait rêver. Il y a beaucoup d’autres courses, mais elles sont beaucoup moins médiatisées. Je pense que pour notre partenaire le groupe Schuller, le Tour de France sera un objectif à atteindre dans les mois ou les années a venir. La première grande satisfaction pour ce début d’année 2009, est que la société ASO a invitée l’équipe Bretagne Schuller à participer au Critérium International de la route qui se déroulera à Charleville-Mézières fin mars.

Quelle est votre réaction, quand vous entendez qu’un coureur qui a été pris pour dopage et que celui-ci va réintégrer le peloton quelques mois plus tard ?

Il suffit que le ou les coureurs collaborent et au lieu de pendre deux années, ils prennent un an, ce système n’est pas possible. Aujourd’hui, il y a des discutions pour savoir comment lutter contre les tricheurs et infliger un an, deux ou une suspension a vie. Pour moi avoir une interdiction a vie, cela n’est pas possible pour plein de raison. Dans le cas ou c’est le médecin qui fait l’erreur, je ne trouve pas normal que cela soit le coureur qui paye. Je prends le cas de Dimitri Fofonov, l’ex coureur du Crédit Agricole, c’est clairement l’erreur d’un médecin. Fofonov va prendre 3 mois de suspension et il se retrouve sans équipe pour une connerie qui n’est pas la sienne. Le cas Fofonov a été mal relayé par les médias et en plus il aurait du être blanchit et réintégré au sein de l’équipe du Crédit Agricole.

Nicolas quelles sont vos ambitions pour l’année 2009 ?

J’aimerais bien faire quelque chose sur la Route du Sud et pourquoi pas aussi en Bretagne. Je suis un coureur très régulier sur une saison. Lors d’une discussion, j’ai cru entendre que nous allions peut être participer au Tour d’Alsace. Ce Tour d’Alsace se déroulera sur mes terres et même si certaines personnes peuvent dire que cette épreuve est une classe 2, toutes les victoires sont bonnes à prendre.

 Pour vous quelle est la différence entre une épreuve Pro Tour et une épreuve de la Coupe de France ?

La seule différence qu’il y aura sera sur la liste des coureurs au départ de l’épreuve. Sur une épreuve du Pro Tour tous les meilleurs coureurs mondiaux seront là et il y aura même la télévision, alors que sur les épreuves de la Coupe de France, les courses restent plus anonymes.  Est-ce que quelquefois, il ne vaudrait pas mieux regarder les épreuves de la Coupe de France pour voir comment cela se passe et voir des Français à l’attaque et des Français gagner des épreuves de la Coupe de France.

Nicolas, avez-vous déjà testé vous nouvelle ‘’monture’’ ?

Oui, j’ai déjà rouler avec ma nouvelle ‘’monture’’ et le fournisseur du vélo pour ne pas le citer la marque MBK, nous a mis a disposition du très bon matériel pour l’année 2009.

Avez-vous senti une différence entre les LOOK que vous aviez en 2008 et les MBK que vous aurez en 2009 ?

Pour le moment nous n’avons pas le cadre définitif. Je pourrais vous en parler un peu plus tard dans la saison après l’avoir bien testé.

Merci à Nicolas Hartmann d’avoir répondu a cette interview pour photos-cyclisme-pro.com.

Propos recueilli par Pascal Linget le 20 janvier 2009.