Interview de Philippe Dalibard directeur sportif de la formation Bretagne Schuller.

 

Philippe, quelles sont les ambitions de votre équipe pour l’année 2009 ?

Comme a dit le président de l’association  Joël Blévin, la Coupe de France ainsi que les championnats de France qui se dérouleront a Saint Brieux en juin prochain. Ce sont des épreuves qui font parties des objectifs majeures de Bretagne Schuller.

 

Mais pour moi en terme de professionnalisme, puisse que l’équipe coure dans la catégorie des grands, ne sous-estimons pas non plus les autres épreuves. Tous les résultats sont bons à prendre. Quelque soit la course du moment dès qu’il y a une ouverture il faut là prendre.

Pensez-vous pas qu’avec le recrutement que vous avez effectué a l’inter saison avec notamment la venue de Lilian Jégou, Nicolas Hartmann et Cyrille Monnerais que certains coureurs vont retrouver une motivation ?

Chaque coureur a sa place au sein de l’équipe Bretagne Schuller. Nous savons aujourd’hui qui sont les coureurs capables de gagner une ou plusieurs courses dans une année, nous pouvons les compter sur les doigts d’une seule main. Lors des championnats de France qui se dérouleront à Saint Brieux, il n’y aura que deux ou trois coureurs de mon équipe qui pourront être champion de France, avoir Noan Lelarge, Dimitri Champion ou Lilian Jégou. Sortie de cela, le reste de nos coureurs sont des coureurs inférieurs notamment par la distance qui leur sera proposée lors de ces championnats de France. Par contre, nous avons des coureurs capables de gagner une épreuve de la Coupe de France ou une étape sur une course de plusieurs jours. Mais tout cela se limite à 5 ou 6 coureurs.

Sur les 15 coureurs que possède l’équipe Bretagne Schuller, seulement 5 coureurs sont capables de gagner des courses et les 10 autres sont là pour encadrer les différents leaders ?

Oui, tout a fait. Chaque coureur a son niveau de compétition, entre gagner une classe 1.1 ou une classe 2.2 ou une hors catégorie. Je prends l’exemple de Antoine Dalibard en 2008, Antoine a gagné une course classée en 2.2 et nous n’avons pas crachés sur cette victoire. A moment donné quand nous participons à des courses de niveau international, nous savons dès le départ qui peut gagner la course.

En 2009, vous participez au Critérium International de la route qui va se dérouler à Charleville-Mézières, comment avez-vous gagné votre sélection ?

La sélection pour le Critérium International, nous intéresse par rapport au groupe Schuller. Ensuite en ce qui me concerne, j’ai déposé une candidature pour l’épreuve auprès d’ASO et nous avons eu un avis favorable parce que la société ASO nous fait confiance par rapport a tout ce que nous avons fait depuis quelques années et nos projets futurs.

Cette sélection aujourd’hui pour le Critérium International ne pensez-vous pas que ce soit  une petite porte qui s’ouvre pour un futur très propice pour l’équipe Bretagne Schuller ?

Il vaut mieux rentrer par la petite porte que de vouloir tout de suite rentrer par la grande porte. En 2008, nous avions fait des plans sur la commette et nous avions le droit de rêver. Aujourd’hui, nous sommes en Continental et nous ne pouvons pas rêver au Tour de France. Une participation au Tour de France ne se construit pas en trois mois. Je considère que nous avons l’année 2009 pour voir et prendre nos marques et attendons éventuellement fin d’année 2009 et même 2010 et pourquoi pas anticiper sur 2011.

Pensez-vous pas que la société ASO est entrain de revoir sa position par rapport à toutes ces histoires de dopage qui salisse son image en invitant pourquoi pas des équipes comme la votre ?

Pour moi aujourd’hui, je ne pense pas qu’ASO invitera des équipes Continentales comme la notre. Il y a quelques temps, j’avais un espoir, mais depuis que le groupe Amaury a reprit le pouvoir, je n’y pense plus. Amaury est une usine et grosse entreprise, je dirais entre guillemet monsieur Prudhomme avait pour nous cet avantage de nous ouvrir la porte. Aujourd’hui, Amaury sport organisation (ASO) ne voit que par les très grosses formations au départ de leurs courses. Si Amstrong vient se sera un coup médiatique et tous les médias s’acharneront sur lui comme actuellement en Australie. Pour nous aujourd’hui, nous ne pouvons pas rêver et même de très bonnes équipes Continentales Pro, il va falloir qu’elles se battent pour avoir leur billet d’entrer. 

Comment s’est passé le recrutement de vos nouveaux coureurs ?

Un recrutement se fait d’août a septembre voir octobre avec des discutions. Un coureur comme Lilian Jégou convient très bien à notre équipe étant Breton. Nicolas Hartmann dans le paysage de l’équipe en tant que grimpeur ou même titre de Noan Lelarge. Dimitri Champion lui est un rouleur grimpeur gagneur, je me suis dis pourquoi pas lui, il fallait que je remplace David Le Lay. Une équipe se peaufine comme cela pour moi. Les discutions autour d’un jeune coureur vont beaucoup plus vite. Un jeune coureur qui a 22 ans, on se dit pourquoi pas ? Et il faut bien essayer et donner la chance a des jeunes.

Sur quelle épreuve allez-vous lancer votre équipe pour l’ouverture de la saison cycliste en France ?

Nous débuterons au Grand Prix de la Marseillaise, puis nous enchaînerons sur l’Etoile de Bessèges, le Tour Méditerranéen qui est une épreuve intéressante à faire, le Haut Var et après un retour vers la Bretagne ou nous serons au Grand Prix de Lillers, la Route Bretonne, Paris Troyes, le Tour de Normandie et le Critérium International et ensuite viendront toutes les courses du mois d’avril et les épreuves de la Coupe de France Crédit Agricole.

Comment allez-vous faire lors d’un dédoublement d’équipe sur deux épreuves le même jour ?

Je pense que je ferais la manière suivante : 6 bons coureurs avec deux jeunes pour une équipe de huit coureurs et les 7 autres sur la deuxième course. Je mettrais les meilleurs coureurs sur les courses intéressantes et les autres coureurs comme les jeunes sur des courses ou il y aurait moins de pression. Je vais vous donner un exemple sur le Grand Prix de Lillers, Lilian Jégou préfèrera peaufiner son coup de pédale sur une épreuve comme Manche Atlantique et aider les jeunes.

Philippe, qu’est-ce qui vous a motivé de recruter Lilian Jégou ?

Lilian m’a motivé à le recruter parce que dans un premier temps il est Breton, dans un second temps c’est un coureur d’expérience a la fois ancien par l’âge, même s’il n’est pas très vieux et jeune dans le vélo car Lilian a débuté le vélo tardivement.

 

Merci à Philippe Dalibard d’avoir répondu a cette interview pour photos-cyclisme-pro.com.

Propos recueilli par Pascal Linget Le 24 janvier 2009