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Interview de Denis Flahaut qui nous fait un premier bilan au sein de sa nouvelle équipe Landbouwkrediet-Colnago. Denis, quel premier bilan tirez-vous de votre début de saison ? Mon début de saison s’est très bien passé et je ne pensais pas être en si bonne condition physique. Le plus dur a été lors de l’Etoile de Bessèges ou j’ai eu un peu de mal à me mettre en route.
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Ce manque de condition sur l’Etoile de Bessèges était tout simplement dû à un manque de compétition en 2008. Ce manque de compétition en début d’année aise vraiment du a un manque de courses en 2008 ou a un entraînement moyen pendant l’hiver ? Moyen oui peut être dû aux conditions climatiques qui n’ont pas été très favorables pendant l’hiver, mais surtout dû a un manque de compétition en 2008, car sur l’année, je n’avais couru que 30 courses. Que retenez-vous de ces 4 premiers mois de l’année 2009 ? Je ne garde que des points positifs. En ce début d’année 2009, j’ai fais quelques belles places et notamment au Grand Prix de Denain ou je fini sur la troisième place du podium. Denis, que vous manque t-il pour gagner ? Je ne sais pas. Pour gagner, il faut avoir de la chance dans les sprints. J’ai participé aux trois jours des Flandres et je suis tombé sur le vainqueur Napolitano qui n’est pas un premier venu dans le cyclisme. Lors du Grand Prix de Denain, c’est Jimmy Casper le vainqueur, lui aussi, n’est pas un débutant en la matière. Comment vous situez-vous par rapport a des ‘’grands’’ sprinteurs en taille comme Tom Boonen ? Dans les sprints, je ne fais pas de complexe par rapport à d’autres sprinteurs. Que se soit Boonen, Hausseler ou encore Cavendish, je n’ai pas peur de frotter et ils ne m’impressionnent pas. Je me suis retrouvé à plusieurs fois dans les sprints avec Pettachi même qu’il soit un très grand sprinteur, je n’ai aucun complexe. Lors d’un sprint, quel est le coureur qui doit vous mettre sur le dernier rail ? Dans un premier temps, le rôle est pour David Boucher qui doit me placer pour le sprint et le dernier coureur de l’équipe à me mettre sur le rail est Filip Meirhaeghe. Filip est un coureur qui arrive à passer ou je dois passer. C’est un coureur qui n’a pas peur de frotter. Faites-vous des entraînements spécifiques pour les sprints ? Non. Nous devions en faire lors des stages hivernaux avec l’équipe Landbouwkrediet-Colnago et par manque de temps nous n’avons pas pu en faire. A la date d’aujourd’hui quelle est la course que vous regrettez de ne pas avoir gagné ? Mon plus gros regret est de ne pas avoir gagné le Grand Prix de Denain. Pourquoi avez-vous du regret ? Tout simplement parce que le Grand Prix de Denain se déroule près de chez moi et qu’il y avait tous mes supporters, les journalistes et ma famille. Je monte sur la troisième place du podium et je trouve cela bien. Denis, que vous a-t-il manqué pour gagner le Grand Prix de Denain ? Je ne peux pas vous l’expliquer. Jimmy Casper gagne de très peu et même aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas pu gagner. La seule chose que je peux dire, c’est que je suis tombé sur plus fort que moi. En intégrant l’équipe Landbouwkrediet-Colnago en début d’année 2009, est ce que cela vous apporte un plus par rapport aux équipes ou vous étiez avant ? Je ne regrette pas le choix a l’époque ou j’ai rejoins l’équipe Saumier Duval. Aujourd’hui chez Landbouwkrediet-Colnago, je fais beaucoup plus de courses. Le programme que mes dirigeants m’ont établis me convient très bien. Gérard Bulens le manager de l’équipe Landbouwkrediet-Colnago me met dans les courses quand il sait que j’ai une chance de faire quelque chose et à partir de ce moment là, il construit l’équipe autour de moi. Denis, quand vous courrez en Belgique, avez-vous de la pression vu que vous êtes sous les couleurs d’une équipe Belge ? Non, je ne ressens aucune pression de la part des dirigeants de l’équipe même si nous courrons sur les terres de l’équipe Landbouwkrediet-Colnago. Comment s’est passée la chute lors de la course à Nokere en Belgique ? Une échappée a été reprise juste avant l’arrivée sous l’impulsion de l’équipe Brown. Et justement avant cette arrivée qui se située en montée avec des pavés et un coureur de l’équipe Katusha fait un écart et emmène tout le monde dans les barrières. A ce moment la, moi j’arrive derrière lancé pour faire le sprint et je ne peux éviter personne et je passe par-dessus le vélo. Arrive juste derrière moi, le peloton emmené par David Boucher en tête de celui ci, car il venait tout juste de me placer dans le sprint et ne peut pas nous éviter lui aussi et tombe en glissant. Nous finissons tous les deux a pieds la course. Quelle ont été les conséquences de cette chute que se soit sur David Boucher ou vous-même ? J’ai eu mal à l’épaule et au pied pendant quatre jours. Quand à David, comme il est tombé sur le dos, il souffrait du dos après. Après cette chute, avez-vous peur maintenant dans les sprints ? Non, je n’y pense déjà plus. Qu’avez-vous fait depuis le Grand Prix de Denain ? J’ai observé une coupure sans faire de vélo pendant 4 jours et j’ai repris tout doucement les entraînements pour être en condition pour les 4 jours de Dunkerque. Quelles seront vos ambitions sur les 4 jours de Dunkerque ? J’aimerais bien gagner la première étape pour porter le maillot de leader même qu’une seule journée. Autrement, je vais essayer de faire des bonnes places sur les sprints. Après les 4 jours de Dunkerque, quel sera votre programme ? Je serais au départ du Tour de Picardie et du Tour de Belgique.
Merci à Denis Flahaut d’avoir répondu a cette interview pour photos-cyclisme-pro. Propos recueilli par Pascal Linget le 29 avril 2009.
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