Interview de Guillaume Blot (Cofidis) qui nous parle de son début de saison au sein de la formation nordiste.

Guillaume, quel fût votre parcours depuis le début de l’année ?

J’ai débuté par le Tour Down Under en Australie ou tout s’est très bien passé pendant cette période. Ensuite, je suis revenu à la maison avec un décalage horaire pas facile à gérer.

 

Après quelques jours de repos, j’ai participé au Challenge de Majorque, puis l’ex Het Volk et Kuurne-Bruxelles-Kuurne. J’ai fait mon retour à la compétition sur la première manche de la Coupe de France à Cholet. Suite a une chute sur Kuurne Bruxelles Kuurne, je n’ai pas participé à Tirreno Adriatico dû à une indisponibilité de trois semaines.

Sur le Tour Down Under que vous découvriez pour la première fois, avez-vous eu de yeux grands ouverts comme un jeune enfant ?

Oui tout a fait. En plus le Tour Down Under, était ma première grande course officielle en tant que coureur professionnel. Il y avait beaucoup de monde et la qualité de  l’organisation était impressionnante. Durant une étape, j’ai eu la chance d’être échappé pendant toute une journée ou j’ai pu voir plein de chose. Sur la dernière étape, je fini en 8 ème position et tout a été bénéfique pour moi durant le Tour Down Under. Ce sont peut être des petits détails, mais cela m’a permit de prendre confiance et lors du Challenge de Majorque, tout s’est bien passé. Comme sur le Tour Down Under, Sur le Challenge de Majorque, je fini en 3 ème position sur une étape et devant sur une autre. Sur l’ex Het Volk, pareil, je passe pratiquement toute la journée devant et malheureusement, il y a eu cette petite chute a Kuurne. Je ne m’en sors pas trop mal avec simplement une petite fêlure. Par rapport au choc qu’il y eu dans la chute, cela aurait pu être plus grave.

Lors du Tour Down Under, vous avez été dans votre première échappée en tant que professionnel, comment étiez-vous dans votre tête ?

*Je ne me faisais pas de complexe et je ne cherchais pas calculer quelque chose. Si je pouvais aller devant, j’y allais et je finissais ‘’cramé’’ il n’y avait rien de grave. En pratique de cette façon, cela va me permettre de franchir les paliers et de progresser. Quand il y aura des arrivées aux sprints cela me permettra d’avoir plus de fraîcheur.

Dans quelle catégorie de coureur vous situez-vous, sprinteur ou baroudeur ?

Pour le moment, j’ai une très bonne pointe de vitesse, mais je ne me focalise pas dessus. Je suis là pour faire la course et mise a part une arrivée qui va se jouer au sprint, l’équipe décidera peut être de jouer ma carte. Autrement, pour le moment, il n’y a pas de plan prévu avant, je tape dedans un point c’est tout.

Depuis que vous êtes passé professionnel, avez-vous eu la chance de tester votre point de vitesse ?

Oui en Australie lors de la dernière étape et sur le Challenge de Majorque quand je fini en 3 ème position. Lors de ce sprint, je me retrouve derrière Robbie Mc Ewen, Graham Brown et juste derrière moi, il y avait en quatrième position Bennati.

Vous avez regardé des grands coureurs a la télévision, maintenant de rouler a leur côté qu’est-ce que cela vous fait ?

Sur le coup vous les regardaient, mais au fil des kilomètres vous êtes dans votre course. Naturellement, quand un grand champion passa à côté de vous, vous le regardez. Il ne faut surtout pas faire de complexe par rapport à eux. La force de Cofidis, c’est qu’il n’y a pas de complexe entre nous et que tout le monde respecte tout le monde.

Quel est votre meilleur souvenir depuis le début de saison ?

Il y en a beaucoup. Mais a titre personnel se sera le Challenge de Majorque et mon échappée sur l’ex Het Volk.

Comment avez-vous vécu cette échappée sur l’ex Het Volk ?

Dans un premier temps 4 coureurs sont sortis du peloton et je suis le 5 ème et dernier coureur à revenir sur eux.

Pensez-vous que sans ce problème mécanique vous auriez pu aller plus loin ?

Oui tout a fait. Sans ce problème, il ne me restait plus qu’un Mont à gravir et pour la suite, il faut être honnête, je ne pense pas pouvoir faire quelque chose sachant que j’avais passé la journée devant.

Pensez-vous pouvoir jouer la gagne sur une course en 2009 ?

Oui, je l’espère. Au sein de la formation Cofidis, nous avons tous notre carte à jouer. Ce jour là, il faudra être franc avec l’équipe et dire si je suis capable de faire quelque chose ou pas.

Aujourd’hui, le nouveau président de la FFC Monsieur David Lappartient, souhaite supprimer les oreillettes au sein du peloton professionnel, quel est votre sentiment sur la chose ?

Je pense qu’un coureur qui court au filigne, les oreillettes nuissent a ce coureur. Tous les avis sont partagés sur les oreillettes. Pour la sécurité de la course, il est important de pouvoir communiquer. Par contre certains coureurs sont en permanence la main sur les oreillettes et ils sont dangereux pour la sécurité de tout le monde. Je ne suis pas sûr que les oreillettes soient utiles quand un peloton a décidé de revenir sur une échappée. Sur des étapes accidentées ou vallonnées, je pense que de supprimer les oreillettes cela permettra de redonner du piment à la course.

A l’époque ou vous-êtiez amateur utilisiez-vous les oreillettes ?

Depuis la catégorie espoir, j’utilisais les oreillettes. Je me souviens même d’avoir couru en catégorie cadet avec des oreillettes. A l’époque, c’était autorisé lors des championnats de France à Marmande alors que j’étais cadet. Après elles ont été interdites aux cadets, puis aux juniors. A chaque fois que je montais de catégorie, les oreillettes étaient interdites.

Guillaume, quel sera votre programme de course dans les jours a venir ?

Je serai demain mercredi au départ de Waregem, Grand Prix E3 samedi, puis le 3 avril la Route Adélie. Pour la suite de mon calendrier, je ne sais pas si je vais participer au Circuit de la Sarthe Pays de la Loire ou Gand Wevelgem et je serai au départ de Paris Roubaix.

Pour un jeune coureur, vous avez un programme de course chargée ?

Oui peut être. J’ai un beau programme de course pour ce début d’année 2009. Au sein de la formation Cofidis, il y a des gens qui me font confiance et ils me font travailler dans le bon sens.

 

Merci à Guillaume Blot d’avoir répondu a cette interview pour photos-cyclisme-pro.com

Propos recueilli par Pascal Linget le 24 mars 2009.