Interview de Hubert Dupont coureur au sein de l’équipe AG2R La Mondiale.

Hubert, pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre début de saison 2009 ?

J’ai participé à 3 courses. Le Grand Prix de la Marseillaise sur une journée, l’Etoile de Bessèges sur 5 jours et le Tour de Californie sur 9 jours. Avec ces trois courses, j’additionne depuis le début de l’année 15 jours de courses.

 

 

Comment se sont passées ces trois épreuves ?

Le Grand Prix de la Marseillaise s’est déroulé comme d’habitude, étant donnée que j’avais eu mal aux genoux juste avant l’épreuve, j’étais content de me retrouver au départ. Vu que c’était la première épreuve de la saison, il fallait aussi retrouver ses repères et ses automatismes. Sur l’étoile de Bessèges, j’avais de bonnes sensations et notamment sur l’étape ‘’reine’’ de l’épreuve. Il est toujours bon sur ce style de course d’avoir ‘’une placette’’ pour se dire que l’état de forme est là. Suite à ces deux épreuves, je suis parti de l’autre côté de l’atlantique pour participer au Tour de Californie. Pour moi, le Tour de Californie était un Paris Nice avant l’heure par rapport au niveau de course et au parcours. Nous avons eux les 3 premiers jours difficiles avec des conditions atmosphériques pas très terrible. Les trois jours de pluies consécutifs n’ont pas étaient faciles à gérer que se soit physiquement et mentalement. Suite aux 3 jours, je suis tombé malade durant 3 jours avec un mal au ventre et des crampes. La chance a été que les douleurs ont eus lieu dans une période ou le peloton ne c’est pas fait une guerre.

Aviez-vous déjà participé au Tour de Californie ?

Non, je n’avais jamais participé au Tour de Californie avant.

Quelle est la différence entre une course aux Etats-Unis et en Europe ?

Il y a tout d’abord une grande différence sur le public qui est énorme. Lors du Tour de Californie, je ne pensais pas trouver un public aussi passionné par le cyclisme de haut niveau. La différence qu’il y a du public, il n’est pas chauvin, ils encouragent tous les coureurs contrairement aux publics français. On peut s’apercevoir qu’ils sont heureux d’être sur une course de vélos. Sur certaines étapes difficiles en haut des côtes, le public se déguisait comme sur le Tour de France. Concernant la course, les routes sont plutôt rectilignes de manière générale avec un revêtement pas toujours en bon état. Autre différence par rapport a chez nous, il n’y avait aucun aménagement routier, pas de rond point, pas d’îlot directionnel. Pour nous un parcours idéal.

Hubert, pensez-vous que de faire le Tour de Californie est une expérience à renouveler dans les années a venir ?

Je renouvellerais cette expérience en fonction de mon résultat sur Paris Nice. Le but d’aller participer au Tour de Californie était de préparer Paris Nice dans de bonnes conditions. C’est Julien Jurdie, le directeur sportif de l’équipe AG2R La Mondiale qui a mis la pression pour que nous puissions participer au Tour de Californie. Nous ferons le point après Paris Nice, pour savoir parmi les coureurs qui ont été aux Etats-Unis ceux qui ont bien récupéré de l’épreuve.

Qu’avez-vous fait depuis votre retour des Etats-Unis ?

De retour des Etats-Unis, j’ai eu de bonnes sensations cette semaine avec plutôt une fin de semaine difficile du a la fatigue. Quant je suis rentré du Tour de Californie, je me sentais en pleine forme. Nous sommes rentrés mardi après-midi et le mercredi je remontais sur mon vélo. Ayant un décalage horaire, je me suis tout de suite remis correctement à l’horaire français et j’avais vraiment de bonnes sensations. Je pense avoir le contre coup du décalage horaire et sur le vélo, je n’ai pas de bonnes sensations. Pour Paris Nice, après deux jours de courses, je pense que je serai  dans le bain.

Hubert, quelles sont vos ambitions et motivations sur Paris Nice ?

J’aimerai bien figurer sur l’étape de Saint Etienne même si c’est une étape qui ne m’a jamais réussit. Sur l’étape qui nous mènera de Vichy à Saint Etienne, il y a le col de la Gachet juste après Saint Christo en Jaret ou le niveau de Paris Nice va s’élever et chaque année, je suis en prise à cet endroit. Juste après le col, il y a une descente vers Saint Chamond technique dû à la pluie. Par contre, pour cette année nous ne monterons pas La Croix Chaubouret, mais les organisateurs ont trouvés une petite côte pas très large et pas très longue et si la ‘’guerre’’ est déclanchée, il faudra être bien placé a cette endroit, car certains coureurs pourront avoir des surprises.

Comment voyez-vous le reste des étapes sur Paris Nice ?

Il y a une étape qui me fait peur, c’est celle de Annonay / Vallon-Pont-d’Arc. Cette étape m’a l’air piégeuse. Nous serons sur les hauteurs du département de l’Ardèche et à cette époque de l’année, il y fait très froid. Si le temps est en notre dès faveurs, se sera une étape difficile. Les autres étapes sont assez simples sur le papier. L’étape vers La Montagne de Lure, beaucoup de coureurs vont se battre pour prendre une échappée et derrière il y aura un tempo d’une équipe pour arrivée au pied de la montée de la Montagne de Lure pas très loin des échappés. L’étape qui arrive a Fayence est la même que celle qui arrivait a Cannes avec ses toboggans et ce sera une journée ou nous serons toujours a bloque. Et la dernière étape sera une étape classique de l’arrivée à Nice.

L’étape Annonay / Vallon-Pont-d’Arc va faire 204 Km et elle sera la plus longue de l’épreuve, pensez-vous que votre corps en ce début de saison a la capacité d’accumuler une t’elle distance ?

Nous sommes partis en Californie, justement pour pouvoir encaisser ce genre de distance. Mais malheureusement, c’est pas du gagner. 204 Km au soleil et 204 Km a 4 ° ou sous la pluie cela n’a rien a voir. Les conditions climatiques jouent énormément sur la condition physique d’un coureur. La distance n’est pas un problème. Pour cette année, le Paris Nice est très montagneux même dès les premières étapes.   

Avez-vous coché une étape en particulier ?

Non pas vraiment. Il faudra voir les ambitions de l’équipe et de nos coureurs. Le but de l’équipe AG2R La Mondiale sera le classement général. S’il y avait une étape a choisir, je préfèrerais celle de Saint Etienne.

Concernant le contre la montre d’Amilly, comment le voyez-vous ?

Le contre la montre n’a jamais était favorable pour moi. Plus un contre la montre est cour moins je perd de temps, par contre plus il est long plus je perd de temps.

Sur le contre la montre, quel braquet allez-vous utiliser ?

J’aurai un braquet habituel 54X11. Et concernant la roue libre à l’arrière tout dépendra de la roue lenticulaire car certaines sont montées en 11X21.

 

Merci à Hubert Dupont d’avoir répondu a cette interview pour photos-cyclisme-pro.com.

Propos recueilli par Pascal Linget le 7 mars 2009.