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Interview de Jérémy Roy (FDJ) après son excellent Paris Nice. Jérémy, comment s’est passé dans l’ensemble le Paris Nice 2009 ? Mon rôle dans un premier temps était de protéger mes leaders (Sandy Casar et Jussi Veikanen) et j’étais là pour cela. Le début de Paris Nice avec la pluie et le vent mon bien fatigué.
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Lors de l’étape avant l’arrivée à Saint Etienne, je me suis laissé glisser dans le dernier groupe pour garder quelques forces pour la suite de Paris Nice. Lors des premières étapes de Paris Nice, aviez-vous des fourmillements dans les jambes ? Non pas du tout. Lors de la cinquième étape de Paris Nice qui partait de Annonay et arrivée a Vallon Pont d’Arc, j’étais complètement ‘’cramé’’. Le matin en me levant, je me sentais bien et j’avais de bonnes jambes. Comme j’avais de bonne sensation, je me suis dit pourquoi pas me glisser dans une échappée. Et le comble, c’est moi qui provoque cette échappée. Quelles étaient les consignes au départ de cette 5 ème étape ? Sébastien Chavanel avait reconnu l’étape et nous avait dit quelle était très usante avec un profil très accidenté. Il nous avait dit qu’il y aurait peut être un coup a jouer sur cette cinquième étape et pourquoi pas une échappée a long cour. Quelles étaient les consignes de la part de vos directeurs sportifs par l’intermédiaire des oreillettes pendant l’étape ? Dans chaque étape, nous sommes toujours encouragé par nos directeurs sportifs. Les consignes sont simples, nous devons représenter les couleurs de la Française des Jeux dans un maximum d’échappées. Lors de cette échappée dans la 5 ème étape, au départ, c’était Yvon Madiot et après Thierry Bricaud a prit le relais. Thierry me conseillait de bien gérer mon effort en m’alimentant bien pour ne pas avoir de fringale dans le final de l’épreuve. Jérémy, vous êtes un jeune coureur au sein de la formation de la Française des Jeux (même si cela fait 6 ans que vous avez intégré l’équipe) mais seulement depuis deux ans a temps complet, comment avez-vous géré cette possible première victoire de votre jeune carrière ? Dans une échappée tout est possible. Lors de cette 5 ème étape, je n’étais pas le plus fort des trois coureurs (Voeckler et Martin) et même un peu juste par rapport au *deux autres ‘’bestiaux’’. A chacun des grimpeurs sur l’étape, Thomas Voeckler et Tony Martin se disputaient les points et moi j’étais lâché à chaque fois. L’effet de me faire lâcher dans les difficultés était plus pour préserver des forces pour le reste de l’étape. N’étant pas un sprinteur, il fallait que je joue fin sur le final. A sept kilomètres de l’arrivée, j’ai tenté un coup et les deux autres se sont regardés pendant un certain temps ce qui m’a permit de creuser un écart. Après un temps d’hésitation, Voeckler et Martin se sont remis à rouler sur moi et ils s’entendaient bien. Mon entraînement hivernal concernant ce genre de final m’a permit de faire quelque chose. Jérémy, saviez-vous que le final de l’étape était dans un faux plat montant ? Oui, car nous étions passés une première fois sur la ligne d’arrivée avant de faire un circuit de 25 kilomètres. Autrement, je savais que les 7 derniers kilomètres étaient un faux plat descendant. Comment étiez-vous dans votre tête a 500 mètres de la ligne d’arrivée, sachant que vous alliez peut être gagner votre première course professionnelle ? J’ai su seulement à 50 mètres de la ligne d’arrivée que j’avais gagné. Dans les 3 derniers kilomètres, je n’avais que 4 secondes d’avance sur mes ex-compagnons d’échappée. Le final fût très chaud et je pensais surtout à arriver avant de pouvoir savourer ma victoire. Je ne pensais a rien, mais juste a arriver le plus vite possible. Ne m’étant pas vraiment préparé à cette victoire, pour moi ce fût énorme. Depuis que vous faites du vélo, votre victoire sur une étape de Paris Nice est-elle la plus belle ? Oui, tout a fait. Cette victoire sur Paris Nice est la plus belle victoire depuis que je pratique le vélo. Depuis votre victoire, êtes-vous redescendu les pieds sur terre ? Oui. Le vélo est toujours une remise en question. Maintenant, je repars pour une nouvelle course. Après cette victoire sur Paris Nice, il va falloir confirmer pensez-vous pas que la presse officielle va vous attendre au virage, si vous ne confirmez pas ? Je pense être capable de confirmer et bien sûr tout faire pour confirmer. Dans le vélo comme dans tous les sports, il y a des hauts et des bas et j’espère rester dans le haut de la vague. Concernant les médias, je n’ai pas vraiment peur. Jérémy, quels ont été les premiers mots de Marc Madiot après votre victoire ? Je ne m’en souviens pas vraiment. J’étais tellement euphorique avec tous les médias autour de moi. Vous terminez troisième meilleurs grimpeurs de Paris Nice derrière Tony Martin et Alberto Contador, comment réagissez-vous à cette belle place sachant que vous n’êtes pas un pur grimpeur ? Je suis loin d’être un pur grimpeur. Je suis venu sur Paris Nice pour jouer mon rôle d’équipier sans penser que je finirais en troisième position des meilleurs grimpeurs. Dès le lendemain de ma victoire, je me suis de nouveau retrouvé échappé et cela me permit de remarquer des points. Malheureusement pour moi, le Team Columbia en avait décidé autrement avec Tony Martin et il ne fallait plus que je marque des points pour le meilleur grimpeur. Sur ce Paris Nice 2009, se fût un festival des Français avec des attaques tous les jours, mais seulement 2 victoires (1 Sylvain Chavanel et 1 de vous-même), comment percevez-vous cet enthousiasme des Français et aussi le manque de résultat (seulement 2) ? Les Français ont brillés presque tous les jours. Nous avons été à l’attaque très souvent et nos places le montre que ce soit au général ou au classement des différentes étapes. L’effet qu’il y ait que deux victoires d’étapes, je trouve cela déjà pas mal. Par rapport aux années passées, les Français ont été plus présents et cela fait plaisir en espèrent que cela se confirme dans les prochaines courses du mois d’avril et du mois de mai. Pensez-vous que Paris Nice a été un terrain de préparation pour les courses a venir ? Je pense que oui. Sur Paris Nice, nous avons fait 32 heures de vélo avec un peu de montagne. Juste après Cholet Pays de Loire que je vais disputer dimanche, je ferais une petite coupure et cela sera pour moi un fin de cycle de travail. Pensiez-vous après votre victoire, être surveiller par certains coureurs ? Oui, j’étais surtout surveillé par Tony Martin (Team Columbia) pour que je ne marque plus de points au meilleur grimpeur. Vous venez de me parler de Tony Martin qui est un très jeune coureur allemand, comment le percevez-vous ? Je perçois Tony Martin comme une ‘’grosse bête a rouler’’. C’est un coureur qui grimpe bien et qui roule très fort. Sur des courses a étapes, Tony Martin sera dans les années a venir un coureur a surveiller de très prêt. Dans les années passées, j’avais roulé avec lui, mais il était plus en tant que coéquipier en faisant des ‘’bouts droits’’ pour défendre ses leaders. C’est un coureur qui est très impressionnant dans les contres la montre. Vous serez au départ dimanche de Cholet Pays de Loire avec un parcours qui pourrait ressembler à une étape de semi montagne, allons nous voir un Jérémy Roy à l’attaque ? Peut être. Je ne connais pas encore la tactique de la course que la Française des Jeux va mettre en place pour l’épreuve. De combien de temps allez-vous observer la coupure après Cholet Pays de Loire ? Je serais 3 ou 4 jours sans faire de vélo et après, je débuterai par du foncier et des séances de rythmes et d’intensités. Pour une reprise prévue sur la Route Adélie de Vitré le 3 avril, puis j’enchaînerai sur le Tour du Pays Basque.
Merci à Jérémy Roy d’avoir répondu a cette interview pour photos-cyclisme-pro.com Propos recueilli par Pascal Linget le 19 mars 2009.
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