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Interview de Jonathan Hivert nouvelle recrue au sein de la formation Skil Shimano. Il sera au départ de son premier Paris Nice. Jonathan, comment s’est passé votre début de saison 2009 ? Mon début de saison 2009 n’a pas été si mauvais que cela. Depuis que j’ai commencé a courir, j’ai enchaîné 3 courses en France (La Marseillaise, l’Etoile de Bessèges et le Tour Méditerranéen) avec des résultats pas trop mal, mais malheureusement pas encore de victoire. Suite à ces journées de compétitions,
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je suis resté à la maison durant 15 jours et le week end dernier, j’ai participé au Het Nieuwsblad. J’ai participé au Het Nieuwsblad, mais ce n’est pas vraiment mon style de course. Mais il fallait bien courir avant Paris Nice. Faire une coupure de 15 jours juste avant une épreuve comme Paris Nice, est-ce bon ? Cela n’était pas vraiment une coupure, car j’ai beaucoup roulé chez moi pour préparer Paris Nice. Dans un premier temps, j’ai récupéré des 3 courses auxquelles j’ai participé et dans un deuxième temps, j’ai bien préparé Paris Nice. L’effet d’avoir fait le Het Nieuwsblad m’a bien remis en compétition. Vous avez été beaucoup à l’ouvrage sur l’Etoile de Bessèges, pourriez-vous nous dire quelques mots sur l’épreuve ? Pour moi, l’Etoile de Bessèges est une belle petite course a étapes pour un début de saison. Les étapes ne sont pas très longues et cela me plait bien. Le seul petit problème a été le vendredi où il a plut toute la journée, ce qui a faussé un peu la course. Sur Paris Nice vous allez franchir un échelon supérieur, comment se passe l’approche des grandes courses a étapes comme Paris Nice ? Il faut reconnaître qu’il y a une grande marche entre les épreuves du début de saison et Paris Nice. Pour ma part, je n’ai jamais participé à Paris Nice. Paris Nice est la première grande course au monde de ce début de saison. Pour moi, aujourd’hui il est difficile de dire je vais faire un bon Paris Nice en étant avec les meilleurs ou je vais être planté pendant l’épreuve. Je me sens pas mal pour Paris Nice, mais que veut dire pas mal ? Car je ne connais pas le niveau de mes adversaires. Justement, comment se sent-on à quelques heures d’une épreuve comme Paris Nice, sachant que c’est une première participation ? Je ne me sens pas du tout stressé, car j’ai encore besoin de récupérer pendant les deux jours qui viennent. D’un autre côte, je suis impatient de courir a nouveau. D’un point de vu ambition pour votre équipe, quel sera votre rôle sur Paris Nice ? Dans un premier temps, nous ferons chacun notre contre la montre. Rien ne dit que nous n’aurons pas des coureurs placés au classement suite au contre la montre. Ayant une forme correcte, je ne passe pas que les dirigeants me diront de pendre la place de leader. Notre équipe Skil Shimano ne possèdent pas de vrais leaders, je pense que les directeurs sportifs regarderont d’abord l’état de forme de chacun d’entre nous et les meilleurs d’entre nous seront protégés. L’avantage de note équipe, c’est que nous avons des coureurs capables de se glisser dans toutes les échappées. Sur Paris Nice, il n’y a pas vraiment de haute montagne, et je ne sais pas si l’équipe jouera le classement général ou les victoires d’étapes. Jonathan, vous arrivez sur Paris Nice en tant que coureur pratiquement inconnu, comme votre coéquipier Cyril Lemoine, pensez-vous pas que vous aurez plus de chance de vous glisser dans les échappées ? Oui, il est possible que nous puissions jouer cette carte avec Cyril. Sachant que Cyril va plus vite au sprint que moi. Nous sommes motivés tous les deux et il peut arrivé n’importe quoi sur ce Paris Nice. Je ferais tout pour saisir une ou plusieurs occasions de me glisser dans les échappées. Comment faites-vous pour passer d’une course de 140 Km à une course de 200 Km voir plus ? Pour moi, ce n’est pas un problème. Quant nous faisons 5 ou 6 jours d’entraînements de 140 ou 150 Km, s’est comme si nous avions roulés plus. Il faut savoir que pendant les stages du début de saison, pour faisons des sorties de 5 / 6 heures de vélo. Avant d’arriver sur les premières courses, nous avons déjà les heures de selle et le rythme correspondant. Sur une étape du Tour Méditerranéen, nous avons eus une étape qui avait plus de 180 Km et le week end dernier sur le Het Nieuwsblad l’épreuve faisait plus de 200 Km. Aujourd’hui, tous les coursiers sont aptes à participer à des courses de plus de 200 Km. Jonathan, comment réagissez-vous aujourd’hui d’avoir appartenu à une équipe du Pro Tour et d’être redescendu dans une équipe Continental Pro ? Nous redescendons d’un échelon dans un sens et nous en montons un autre dans un autre sens. Je vous explique : La structure Skil Shimano est plus petite qu’au Crédit Agricole, mais entre être bon coureur dans une équipe Continental Pro et être débutant a l’époque du CA dans la balance, je pense que je suis bien là ou je suis. M’inscrire sur les épreuves comme La Marseillaise, L’Etoile de Bessèges ou le Tour Méditerranéen, cela prouve que l’équipe me faisait confiance. Moi, en contre partie, je leur ai montré qu’ils avaient eus raison de me donner cette confiance. L’équipe Skil Shimano est peut être plus petite, mais nous avons un bon programme de course. Jonathan, quel sera votre programme de course après Paris Nice ? Je participerai au Critérium International, au Circuit de la Sarthe Pays de la Loire, la Flèche Wallonne et Liège Bastogne Liège. Notre programme de course, correspond à une équipe du Pro Tour. La seule chose qui nous manque actuellement, c’est une participation au Tour de France. L’équipe Skil Shimano, est-elle capable de pouvoir participer au Tour de France avec les structure que vous avez actuellement ? Je pense que oui. A l’époque ou Rogers Legeay vous a annoncé que l’équipe du CA s’arrêtait, aviez-vous des contacts avec d’autres équipes que Skil Shimano ? A la période ou Rogers Legeay m’a annoncé que le CA arrêtait, il n’y avait que Skil Shimano qui m’avait contacté. Quant Rogers a fait cette annonce, tous les coureurs ont été pris de cour et quant nous appelions les autres équipes du Pro Tour, elles nous répondaient toutes qu’elles allaient passer de 27 à 22 ou 23 coureurs. Certaines équipes ont recrutées les 3 ou 4 têtes d’affiche et pour ceux qui restaient, c’était sauve qui peu et nous devions attendre. A l’époque les équipes avaient le choix et ils avaient juste à piocher parmi les coureurs qui restaient. Pour nous cette période n’a pas été simple. Quant Skil Shimano m’a contacté, je me suis mis d’accord avec eu et j’ai signé mon contrat. Qu’est-ce qui a poussé Skil Shimano à vous recruter ? Tout d’abord, ayant gagné une étape sur le circuit de Lorraine en 2008 et par la suite avoir fait des bons résultats et comme l’équipe recherchait des jeunes coureurs français, ils m’ont contactés. Jonathan, regrettez-vous qu’une équipe Française ne soit pas venue vous solliciter ? Je comprends très bien, car à l’époque la période n’était pas facile et le bon moment. Pour pouvoir être sollicité par une équipe Française, il aurait fallu quand 2008, je marche un peu plus. Mais aujourd’hui, je suis content de vivre cette nouvelle expérience, cela me permet de connaître une nouvelle langue et aussi une nouvelle ambiance.
Merci à Jonathan Hivert d’avoir répondu a cette interview pour photos-cyclisme-pro.com. Propos recueilli par Pascal Linget le 7 mars 2009.
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