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Interview de Maxime Médérel (Auber 93) qui revient sur son début de saison et ses objectifs à venir. Maxime, pourriez-vous nous dire comment se sont passés pour vous les 4 premiers mois de l’année 2009 ? Pour ma part, je suis déçu de mon début de saison. Sur certaines courses, je suis complètement passé à côté de mes ambitions.
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En début d’année, quand on se fixe des objectifs, ils n’aient pas toujours facile de les concrétiser. A part ma place de 10 ème sur la Route Adélie de Vitré, il n’y a rien de bien. Sur le Tour de Normandie, j’avais de bonnes sensations, mais malheureusement pour le classement général s’était ‘’cuit’’. Je m’étais fixé comme autre objectif, le Tour du Finistère, là aussi je suis passé au travers. A partir de maintenant, je vais essayer de me reconcentrer sur le mois de mai et juin pour faire quelque chose. Pourquoi se manque de résultats ? Je n’ai pas pris confiance en moi, mais pourtant les sensations étaient là. Suite au Tour du Haut Var, j’étais bien comme pendant les 3 jours du Vaucluse. J’ai peut être un manque de réussite et un manque de chance actuellement. Il faut peut être que je prenne plus confiance en moi a certains moments en me disant qu’il faut que j’aille de l’avant. Il faut peut être que je redevienne ce que j’étais avant un attaquant. Votre passage au Crédit Agricole en tant que coéquipier, ne vous a-t-il pas bloqué dans ce système d’être un attaquant comme vous l’étiez avant ? Non, je ne pense pas, se manque de confiance vient de moi et j’ai changé comme ça. J’aime bien rester dans les roues et essayer de bien me placer dans le final. Est-ce que le Pro Tour, m’a un peu pousser a devenir comme je le suis maintenant, non je ne pense pas. La différence entre des courses ordinaires et le Pro Tour, c’est que dans le Pro Tour, les courses sont tellement stéréotypées que l’on attend la fin de la course pour que celle-ci se joue. Pensez-vous pas que vous attaquez le début de saison trop tôt et que vous dispersez des forces inutilement ? Non car maintenant, j’arrive dans ma bonne période. Il faut reconnaître que je m’étais fixé des objectifs un peu plus tôt dans la saison. Je pensais que les 3 jours du Vaucluse étaient un peu dans mes ‘’cordes’’, malheureusement je n’ai pas réussit a faire quelque chose, même si les sensations étaient là. Quand on regarde au sein de la formation Auber 93 avec les 3 plus anciens qui sont Julien Mazet, Niels Brouzes et vous-même, on peut voir qu’il y a un manque de résultat ? Oui peut être, mais je ne dirais pas ça pour Julien Mazet qui est placé à la Coupe de France Crédit Agricole. Individuellement, Julien a sa chance au classement de la Coupe de France. Concernant, Niels et moi-même, il va peut être falloir se ressaisir, car nous ne sommes pas des fonctionnaires du vélo comme peuvent le dire certaines personnes. En ce qui me concerne, je ne suis pas revenu à Auber 93 pour finir ma carrière au sein de cette formation et je pense avoir le potentiel de pouvoir faire quelque chose d’autre. Suite a l’arrêt de l’équipe du Crédit Agricole et votre retour à Auber 93, est-ce que cela est pour franchir encore un autre palier ? Oui bien sûr. L’avenir le dira et j’attendrai la fin de l’année 2009 pour faire le bilan et vu le conteste actuel des équipes, mon souhait serai de repasser a l’échelon supérieur. Certaines équipes arrêtent, je serai content de pouvoir rester à Auber 93. Quels vont être vos objectifs pour le reste de la saison ? Pour mes objectifs sur le reste de l’année et vu que je me suis ‘’planté’’ depuis le début de l’année, je ne m’en fixe plus. J’ai ma petite idée dans la tête, mais je ne souhaite pas les exposer. Je travaille avec Jean Jacques Henry, mon entraîneur et nous nous appelons deux a trois par semaines pour voir ou j’en suis et de discuter de certaines choses. J’ai des objectifs bien sûr, mais je ne souhaite pas en parler pour le moment. Je prendrais les courses au jour le jour. Dimanche, je serais au départ du Trophée des grimpeurs, car c’est une course qui m’a toujours réussit sauf en 2008 ou j’arrive pour la deuxième place avec 50 coureurs. Par contre, il y a des courses qui me conviennent comme le Circuit de Lorraine ou la Route du Sud. Est-ce qu’au moment de faire votre programme de course et que vous choisissez une épreuve comme la Route du Sud, vous allez voir le parcours sur Internet ? Oui bien sûr que je vais voir le parcours sur Internet. Pas plus tard que Lundi dernier avec Julien Mazet, nous avons été regardés le tracé de la Route du Sud ensemble pour avoir une idée. Juste avant la Route du Sud, nous serons en stage de montagne, nous essayerons de repérer une ou deux étapes de l’épreuve. Que vous inspire une épreuve comme la Route du Sud ? La Route du Sud a toujours était une course où nous faisons des cols, donc il faut être un grimpeur. Passant pas trop mal les cols, a moi de prouver que je suis capable de faire quelque chose de bien sur l’épreuve. Le vélo n’est pas une science exacte et je ne peux pas savoir comment, je vais être dans un mois. La Route du Sud sera la dernière épreuve à étapes avant le championnat de France, est-ce que se sera une préparation pour les championnats de France sur route à Saint Brieuc ? Oui, je pense que la Route du Sud sera une bonne préparation pour les championnats de France. Les organisateurs de la Route du Sud pour 2009 ont revus la distance des étapes à la baisse pour éviter de faire comme les années précédentes de se retrouver avec un groupe d’échapper de 15 ou 20 coureurs qui ont 30 minutes d’avance sur le peloton. Cette année deux étapes ne dépasseront pas les 150 kilomètres et les deux autres avoisinerons les 200 kilomètres. Chacun est libre de se préparer comme il le souhaite. Maxime, connaissez-vous le parcours du championnat de France ? Non pas du tout. J’en ai parlé avec Jean Jacques Henry qui n’habite pas très loin du circuit et il m’a dit que se sera un championnat de France assez dur. Je ne sais pas si l’équipe d’Auber 93, on pourra aller le repérer un bon mois avant la date de l’épreuve. Comment peut-on se fixer un objectif dans la tête style le championnat de France, sans avoir était repérer le parcours ? Pour ma part, je ne peux pas me motiver sur un objectif comme le championnat de France sans aller faire un repérage. En allant faire un repérage, cela peut permettre de se schématiser le parcours dans sa tête en se disant telle ou telle difficultés sont là. Vous êtes dans une équipe Continental et vous n’avez pas la possibilité de participer au Tour de France, quel sera vote programme à partir du mois d’août ? (Pendant le mois de juillet vous allez tout de même faire quelques courses) Le mois d’août sera chargé et je commencerai par la Polynormande, Paris Corrèze qui est une course que j’affectionne, ensuite un course que je n’avais plus l’habitude de faire et que j’ai coché, le Tour de l’Ain, car certaines étapes peuvent me convenir. Après je participerai au Tour du Limousin qui se déroule chez moi et peut être le Tour Cycliste du Poitou-Charentes. Au sein de la formation Auber 93, vous êtes que 10 coureurs ne pensez-vous pas que la rotation revient très vite et qu’elle vous fait perdre des ‘cartouches’’ ? Il n’est pas évident de faire parti d’un groupe de 10 coureurs. Une coupure ne ferait pas de mal à l’organisme. Pour ma part, j’ai fais une micro coupure la semaine dernière juste avant Paris Mantes et dimanche matin lors de l’épreuve, j’étais un peu juste, tout simplement parce que je n’ai pas roulé pendant trois jours. J’avais vu avec Jean Jacques Henry et il fallait que j’effectue une coupure à cette période. Il fallait penser aussi au mois de mai avec les 4 jours de Dunkerque qui se déroule pendant presque une semaine. Dimanche lors du Trophée des grimpeurs, il va falloir arriver sur l’épreuve avec du jus.
Merci à Maxime Médérel d’avoir répondu a cette interview pour photos-cyclisme-pro. Propos recueilli par Pascal Linget le 1 mai 2009.
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