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Interview de Samuel Dumoulin (Cofidis) au soir de la 5 ème étape des 4 jours de Dunkerque. Samuel, comment s’est passée votre échappée sur les 4 jours de Dunkerque ? Lors du briefing de ce matin, nous étions 4 coureurs de l’équipe Cofidis (Stéphane Augé, Sébastien Minard, Julien El Fares et moi même à pouvoir prétendre jouer la victoire finale des 4 jours de Dunkerque vu notre place au classement général. |
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Et il était convenu que Julien ou moi, nous devions prendre l’échappée pour éviter a nos coéquipiers de travailler dans le peloton. Lors de dette échappée, j’avais de bonnes sensations. L’équipe Cofidis a fait un très bon travail derrière et devant nous avons gérés notre échappée. Comme le peloton nous contrôlait a distance, cela ne servait a rien dans remettre une ‘’couche’’. L’ambiance au sein de l’échappée était bien ? Chacun faisait son travail a tour de rôle. Le seul qui est resté sur la défensive a été Brice Feillu, car derrière il y avait Anthony Ravard qui tentait de revenir sur nous. Comment avez-vous fait pour être dans tous les grimpeurs ? Arrivé au premier Mont comptant pour le meilleur grimpeur, nous nous sommes posés la question a savoir qui faisait quoi et je me suis retrouvé a faire le sprint avec Mickael Larpe (RLM) et comme j’ai pris le dessus sur lui, donc après j’ai pris le maximum de point sur le reste des grimpeurs. Samuel, vous n’avez pas vraiment un gabarit de grimpeur ? Sur les 4 jours de Dunkerque, se ne sont pas des grandes montées, mais plus des bosses pour les puncheurs comme moi je peux les aimer. Je savais très bien que nous serions repris avant l’arrivée et il était important pour l’équipe Cofidis d’avoir un maillot distinctif sur les 4 jours de Dunkerque sachant que nous courons a domicile. Comme je ne savais pas comment les copains derrière allaient sans sortir, j’ai préféré essayer de ramener un maillot. Ce maillot, me met en confiance et montre que je suis sur de bon rail. Avez-vous quand même pensé à un moment de pouvoir rallier l’arrivée avec l’échappée ? Non pas du tout. Je savais très bien que le peloton derrière maintenait un écart sur nous. Et aussi que certains coureurs du peloton allaient attaquer. Je ne me faisait pas d’illusion, j’étais la pour l’équipe Cofidis. Dans le groupe d’échappé, il y avait- il un coureur qui vous semblez plus fort que les autres ? Non pas vraiment, le groupe était homogène. Quand nous roulions vite, il n’y avait pas vraiment un coureur qui se démarquait par rapport aux autres. D’être dans une échappée ou tous les coureurs sont homogènes, cela permet de bien pédaler et de tous tourner. Depuis le début de saison, comment êtres-vous physiquement ? J’arrive tout doucement en forme au moment ou je l’avais prévu. Lors des préparations durant l’hiver, j’avais dit à l’équipe que je ne misais pas trop sur le début de saison. Il faut reconnaître que j’ai beaucoup de mal a me mettre en ‘’route’’ avant les premières chaleurs. Résident en Savoie, les conditions climatiques sont difficiles pour pouvoir vraiment travailler correctement. N’ayant pas fais de préparation spécifique, j’ai fais un début de saison honorable avec quelques belles places. J’aurais aimé faire quelque chose sur le mois d’avril lors des épreuves de la Coupe de France Crédit Agricole. L’effet de n’avoir rien fait pendant cette période, m’a frustré. Et de pouvoir faire quelque chose sur les 4 jours de Dunkerque avec la bonne ambiance qui règne au sein de la formation me donne beaucoup d’espoir pour le reste de la saison. Habitant en Savoie, avez-vous envisagé de déménager et de descendre dans le sud de la France, comme le font beaucoup de coureurs ? Je me suis posé la question avec mon épouse, mais avec son travail a Chambéry, cela serait un peu compliqué. Etant un peu casanier, j’aime bien quand je reviens rester chez moi et être tranquille. De faire comme certains coureurs, partir trois mois sur la côte pour préparer la saison dans de bonne condition, je ne sais pas si faire des déplacements et des sacrifices me serviraient vraiment. Votre programme après les 4 jours de Dunkerque ? Je vais enchaîner avec le Tour de Catalogne, ensuite un stage en montagne et je ferais l’impasse sur le Dauphiné Libéré pour me consacrer au Tour de Suisse. Le Dauphiné étant difficile cette année, je préfère aller sur le Tour de Suisse pour changer un peu et voir autre chose. Sur le Tour de Suisse, j’ai l’ambition de gagner une étape et d’aller faire le Tour de Suisse sera dans l’optique de préparer le championnat de France avant normalement le but de partir pour le Tour de France. Ce n’est pas frustrant pour un coureur de Savoie de ne pas participer au Dauphiné Libéré ? Non pas du tout. C’est mon choix de ne pas participer au Dauphiné Libéré. J’ai couru a plusieurs reprises le Dauphiné et même gagné une étape. L’an dernier suite à notre stage avant le Dauphiné Libéré, j’étais arrivé sur l’épreuve un peu émoussé et de batailler comme cela tous les jours, je ne pense pas que se soit à ma convenance. Pour les championnats de France quel sont vos ambitions personnelles ? J’espère être sur la plus haute marche du podium cette année. Le championnat de France est une course que tous les coureurs Français veulent gagner. En ce qui me concerne, le titre de champion de France fait parti de mes rêves. J’ai réalisé déjà deux rêves dans le vélo qui étaient de gagner une étape sur le Dauphiné et sur le Tour de France, alors pourquoi pas maintenant devenir champion de France. J’ai déjà reconnu le circuit des championnats de France et j’ai le parcours en tête. Ce ne sera pas une tache facile, mais je me battrais pour faire de mon mieux. Même, si ce n’ait pas moi qui gagne, mais un coureur de l’équipe cela sera super. Pensez-vous avoir votre sélection pour le Tour de France dans la poche ? Oui je le pense. Dans le staff tout le monde me fait confiance et j’ai l’expérience de pouvoir finir les trois semaines de compétitions. J’ai 90 % de chance d’être au départ de l’épreuve.
Merci à Samuel Dumoulin d’avoir répondu a cette interview pour photos-cyclisme-pro. Propos recueilli par Pascal Linget 9 mai 2009.
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